Loi fédérale sur les étrangers et l’intégration, ainsi que son règlement d’exécution.
Dernière vérification
03.06.2026
Loi en vigueur au
01.01.2024
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35 min
État au: 01.06.2026 · Instantané
LEI et OASA — Glossaire des termes du droit suisse sur les étrangers
Date d’entrée en vigueur
Questions fréquentes
4 réponses sur ce thème.
Questions concrètes fréquemment posées autour de LEI · OASA — Glossaire.
La LEI (Loi sur les étrangers et l'intégration, RS 142.20) est la loi fédérale fondamentale applicable aux ressortissants de pays tiers. L'OASA (Ordonnance sur l'admission, le séjour et l'activité lucrative, RS 142.201) précise la LEI en définissant des règles détaillées. Ensemble, elles régissent tous les permis, à l'exception de ceux relevant du droit d'asile (LAsi) et de l'ALCP (pour les citoyens de l'UE/AELE).
: 01.01.2024 — État du droit fédéral au moment de la première rédaction.
Statut
: Projet rédigé par une IA, en attente de l’examen par l’avocat(e) responsable (CLR — Lawyer-of-Record).
Ce fichier est le fichier le plus fréquemment référencé du corpus SIP-v3. Chaque article relatif aux autorisations et aux événements de la vie renvoie aux normes fédérales définies ici. Il contient le cadre juridique général ; il n’applique pas le droit à des personnes spécifiques.
1. LEI — Loi sur les étrangers et l’intégration
Objet et but
La loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l’intégration (LStrI, RS 142.20) est entrée en vigueur le 1er janvier 2008. La révision du 1er janvier 2019 a transformé l’ancienne « loi fédérale sur les étrangers » (LStr) en la loi actuelle sur les étrangers et l’intégration (LStrI) ; l’intégration est ainsi devenue un élément central, tant dans le nom que dans le contenu de la loi.
La LEI régit l’entrée, le séjour et l’activité professionnelle des personnes qui ne possèdent pas la nationalité suisse. Elle réglemente en outre l’intégration de la population étrangère résidant en Suisse ainsi que les conditions d’octroi, de prolongation et de révocation des autorisations de séjour.
Champ d’application (art. 2 LEI)
La LEI s’applique aux ressortissants étrangers, sauf si d’autres dispositions du droit fédéral ou des accords internationaux conclus par la Suisse sont applicables. Pour les ressortissants des États membres de l’UE/AELE, l’accord sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE (ALCP) prime sur la LEI, dans la mesure où il contient des dispositions plus favorables (voir framework/fw_fza_vfp_glossary.md). Pour les demandeurs d’asile et les réfugiés reconnus, la loi sur l’asile (LAsi, RS 142.31) prime sur la LEI, dans la mesure où elle contient des dispositions de droit spécial (voir framework/fw_asylg_glossary.md).
Structure de la LEI
L’AIG est divisée en chapitres qui s’articulent autour du cycle de vie d’un séjour en Suisse :
Dispositions générales (art. 1 à 9) : objet, champ d’application, définitions relatives à l’intégration et aux types de permis.
Entrée en Suisse (art. 5–9) : conditions, obligation de visa, interdictions d’entrée.
Obligation d’obtenir une autorisation et de s’annoncer (art. 10 à 18) : qui a besoin de quelle autorisation, délais d’annonce, obligations des employeurs.
Autorisation d’exercer une activité lucrative (art. 18 à 25) : conditions applicables aux ressortissants de pays tiers, priorité aux nationaux, nombre maximal (quotas).
Autorisations de séjour — Types (art. 30 à 35) : cas de rigueur, autorisation de courte durée L, autorisation de séjour B, autorisation d’établissement C, autorisation frontalière G.
Prolongation et procédure (art. 33 al. 3, art. 40, art. 41) : conditions de prolongation, compétence des autorités, titre de séjour.
Regroupement familial et vie de famille (art. 42–52) : conjoints et enfants de citoyens suisses, titulaires d’une autorisation C, titulaires d’une autorisation B, dissolution de la communauté familiale, indices d’un mariage de convenance.
Admission provisoire (art. 83–88) : statut F, conditions, transition du statut F au statut B.
Extinction, révocation et cessation (art. 61 à 64) : motifs d’extinction, motifs de révocation, renvoi.
Traitement des données (art. 102 à 111) : bases de données du SEM, traitement des données au niveau cantonal.
Dispositions pénales (art. 115 à 120) : entrée illégale, séjour illégal, aide à l’entrée et au séjour illégaux, contournement des règles relatives au mariage.
Principes clés
La LEI repose sur un petit nombre de principes fondamentaux qui influencent chaque décision prise par les autorités :
Principe
Norme
Signification
Dualisme UE/AELE vs. États tiers
Art. 2 al. 2 LEI
Pour les citoyens de l’UE/AELE, l’ALCP s’applique ; la LEI n’est applicable qu’à titre subsidiaire. Pour les ressortissants des États tiers, la LEI est la source juridique principale.
Un ressortissant d’un État tiers ne peut être autorisé à travailler que si aucune personne ayant la priorité (citoyens suisses, citoyens de l’UE/AELE, ressortissants d’États tiers résidant en Suisse et ayant le droit de travailler) ne peut être trouvée.
Intégration comme condition préalable à l’octroi d’une autorisation
L’intégration est une condition préalable au renouvellement et aux changements de statut ; elle est évaluée sur la base de plusieurs critères.
2. Types d’autorisations — Définitions
Cette vue d’ensemble explique ce que représente chaque autorisation. Elle n’explique pas qui a droit à quelle autorisation – l’évaluation au cas par cas ne relève pas du présent glossaire et n’est pas la tâche de SwissImmigrationPro (cf. anti-scope/fw_anti_scope_boundaries.md).
Jusqu'à un an ; prolongeable jusqu'à un total de 24 mois, dans des cas particuliers, plus longtemps (pratique cantonale et OASA).
Portée en matière de nationalité
Tant les ressortissants de pays tiers que les citoyens de l'UE/AELE ; pour les citoyens de l'UE/AELE, l'autorisation L est liée à un contrat de travail à durée déterminée de moins d'un an (logique de l'ALCP).
Activité professionnelle
Liée au motif de séjour spécifique (contrat de travail, formation, traitement). Tout changement de motif de séjour nécessite une nouvelle autorisation.
Délivrée initialement pour une durée d'un an (pour les ressortissants de pays tiers) ou de cinq ans (pour les citoyens de l'UE/AELE disposant d'un contrat de travail à durée indéterminée ou d'au moins un an) conformément à la logique de l'ALCP. Prolongeable conformément à l'art. 33, al. 3, LEI.
Portée géographique
S'applique aux ressortissants de pays tiers et aux citoyens de l'UE/AELE.
Activité professionnelle
Autorisée, la permission étant liée à un motif de séjour (par exemple, travail, regroupement familial, études, concubinage). Un changement d'employeur chez les ressortissants de pays tiers peut nécessiter une nouvelle autorisation cantonale (cf. life-events/le_employer_change.md).
Indéterminée ; contrôle de l’identité tous les cinq ans (pas de réexamen du contenu de l’autorisation).
Portée géographique
Délivrée généralement après dix ans de séjour ininterrompu avec une autorisation B ; pour certaines nationalités (par exemple, les citoyens de l’UE/AELE issus d’États ayant conclu un accord sur la libre circulation, les citoyens américains en vertu du traité d’établissement de 1850), déjà après cinq ans. Pour les conjoints suisses, la durée est réduite à cinq ans (art. 42, al. 3, LEI).
Activité professionnelle
Libre, sans lien avec un employeur ou un objectif de séjour spécifique. Changement d’employeur ou activité indépendante sans obligation d’obtenir une autorisation cantonale.
Extinction
En cas d’absence de six mois sans demande de prolongation de la durée de validité (art. 61 LEI).
Permis Ci — Autorisation de séjour avec droit de travailler pour les membres d’organisations internationales
Feld
Inhalt
Fondement juridique fédéral
Loi sur les hôtes du 22 juin 2007 (LHG, RS 192.12) et l’ordonnance sur les hôtes (O-LHG, RS 192.121) ; subsidiairement, la LEI.
Durée de validité maximale
Liée à la durée de la mission ou de l’emploi de la personne principale ; prolongation en cas de renouvellement.
Portée géographique
Conjoints, partenaires enregistrés et enfants jusqu’à 25 ans de personnes qui travaillent en Suisse pour des organisations internationales, des missions permanentes ou en tant qu’employés d’ambassades et de consulats étrangers et qui possèdent un statut de carte de légitimation du DFAE.
Activité professionnelle
Autorisée, et c’est la fonction spécifique du permis de membre de la famille : il permet aux membres de la famille, dans le cadre de l’accord sur les organisations internationales et de l’O-LHG, d’exercer une activité professionnelle salariée ou indépendante.
Douze mois, renouvelable (art. 85 LEI). L’autorisation F est formellement une mesure de substitution à l’exécution, et non une autorisation de séjour au sens strict ; elle est délivrée lorsque l’exécution d’une mesure de renvoi n’est pas autorisée, pas possible ou pas raisonnable.
Portée géographique
Personnes de pays tiers dont la demande d’asile a été rejetée ou à l’encontre desquelles une décision de renvoi a été prise, mais dont l’exécution est bloquée (principe de non-refoulement, danger individuel, motifs humanitaires, impossibilité technique d’exécution).
Activité professionnelle
En principe autorisée ; il faut l’annoncer au service cantonal de la population. Depuis la révision du 1er janvier 2019, l’accès au marché du travail a été simplifié.
Permis N — Autorisation de séjour pour requérant d’asile
La durée de la procédure d’asile en cours. La fin de la procédure (octroi de l’asile, délivrance d’un permis F, renvoi) met fin au statut N.
Portée géographique
Personnes qui ont déposé une demande d’asile en Suisse et qui attendent la décision de la procédure.
Activité professionnelle
Limitée : selon l’art. 43 LAsi, l’activité professionnelle n’est autorisée qu’après un délai d’attente de trois mois et après réception d’une demande de l’employeur ; pendant une procédure devant le Tribunal administratif fédéral, elle peut être encore plus limitée.
Article détaillé
permits/permit_n_asylum_pending.md
Permis S — Personnes nécessitant une protection (protection temporaire)
Feld
Inhalt
Ancrage juridique fédérale
Art. 66 et suivants de la LAsi (RS 142.31) — protection temporaire en cas d’exode massif. Le Conseil fédéral active ce statut par une décision (ordonnance sur la protection).
Durée de validité maximale
Dépend de la décision du Conseil fédéral ; actuellement (au 04.11.2025), prolongée jusqu’au 04.03.2027 pour les personnes originaires d’Ukraine.
Portée géographique
Actuellement activée pour les personnes originaires d’Ukraine et leurs membres de famille, ainsi que pour certains ressortissants de pays tiers qui bénéficient d’une protection en Ukraine.
Activité professionnelle
Autorisée sans délai d’attente ; l’employeur doit annoncer l’activité professionnelle au service cantonal de la population.
Volatilité politique
Le Conseil fédéral peut révoquer ce statut par une décision politique, généralement avec une période de transition.
Permis G — autorisation frontalière
Feld
Inhalt
Ancrage juridique fédérale
Art. 35 LEI; pour les citoyens de l’UE/AELE : en lien avec l’ALCP, annexe I, art. 7.
Durée de validité maximale
Pour les citoyens de l’UE/AELE : cinq ans en cas de contrat de travail d’au moins un an ou à durée indéterminée ; un an en cas de contrat à durée plus courte. Pour les ressortissants de pays tiers : un an, lié au contrat de travail, avec des conditions plus strictes.
Portée géographique
Personnes qui conservent leur résidence dans un pays voisin (ou dans l’UE/AELE) et qui se rendent en Suisse pour y travailler.
Obligation de traverser la frontière
Le retour régulier à l’étranger est une condition constitutive : pour les citoyens de l’UE/AELE, au moins une fois par semaine, pour les ressortissants de pays tiers, généralement quotidiennement. La cessation de l’activité transfrontalière entraîne l’obligation de demander un permis de séjour ordinaire.
Article détaillé
Tableau récapitulatif
Code
Titre (DE)
Norme
Durée maximale
Nationalité
Acquisition
L
Autorisation de courte durée
Art. 32 LEI
jusqu'à 24 mois
UE/AELE + États tiers
liée à un but précis
B
Autorisation de séjour
Art. 33 LEI
1 à 5 ans, renouvelable
UE/AELE + États tiers
liée à un but précis
C
Autorisation d'établissement
Art. 34 LEI
illimitée
après 5 ou 10 ans avec une autorisation B
libre
3. OASA — Ordonnance sur l’admission, le séjour et l’activité lucrative
Fonction et rapport avec la LEI
L'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative (OASA, RS 142.201) est l'ordonnance d'exécution centrale de la LEI. Elle précise les conditions légales abstraites, notamment les étapes de la procédure, les exigences de forme, les exigences en matière de preuve et les chiffres maximum. En droit français, elle porte le nom d'OASA («Ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative»), et en italien, d'OASA («Ordinanza concernente l'ammissione, il soggiorno e l'attività lucrativa»).
Où la VZAE va au-delà de la LEI : dans les détails procéduraux. Alors que la LEI ne définit le cas de rigueur que brièvement à l’art. 30, l’art. 31 VZAE énumère sept critères pour évaluer un cas de rigueur personnelle grave (voir life-events/le_haertefall_art30.md). Alors que la LEI statue de l’obligation d’annonce à l’art. 12, l’art. 9 VZAE réglemente les délais et les modalités opérationnelles de l’annonce.
Aperçu structurel
L’OASA suit la systématique de la LEI :
Chapitre 1 — Objet et définitions (art. 1 et suiv. OASA).
Chapitre 2 — Obligation d’obtenir une autorisation et d’annoncer son arrivée (en particulier les art. 9 et suivants de l’OASA — annonce d’arrivée, annonce de départ et changement d’adresse).
Chapitre 3 — Autorisation d’établissement avec droit de travailler (chiffres maximum, concrétisation du principe de priorité aux nationaux, exigences en matière de comparaison des salaires).
Chapitre 5 — Regroupement familial (Les art. 73 et suivants de l’OASA précisent les art. 42 et suivants de la LEI, en particulier en ce qui concerne les normes relatives au logement et les exigences linguistiques).
Chapitre 6 — Intégration (en lien avec l’ordonnance sur l’intégration, IntV, RS 142.205).
Chapitre 7 — Extinction, révocation, renvoi (précisions opérationnelles des art. 61 à 64 LEI).
Chapitre 8 — Procédure, délivrance des autorisations, données (forme des permis de séjour, traitement des données).
4. Termes clés — Glossaire
AIG → LEI
Ausländer- und Integrationsgesetz → Loi sur les étrangers et l’intégration
VZAE → OASA
BüG → LN
Bürgerrechtsgesetz → Loi sur la nationalité suisse
FZA → ALCP
Freizügigkeitsabkommen → Accord sur la libre circulation des personnes
AsylG → LAsi
Asylgesetz → Loi sur l’asile
nDSG → nLPD
DSG → LPD
SEM → SEM
Staatssekretariat für Migration → Secrétariat d’État aux migrations
BVGer → TAF
Bundesverwaltungsgericht → Tribunal administratif fédéral
Bundesgericht → Tribunal fédéral
Fedlex → Fedlex
Aufenthaltsbewilligung B → Autorisation de séjour B
Niederlassungsbewilligung C → Autorisation d’établissement C
Kurzaufenthaltsbewilligung L → Autorisation de courte durée L
Grenzgängerbewilligung G → Autorisation frontalière G
Kantonales Migrationsamt → Service cantonal de la population
OCPM → OCPM
MIDI → MIDI
SPOP → SPOP
MEBEKO → MEBEKO
BGFA → LLCA
Anwaltsregister → registre cantonal des avocats
Apostille → apostille
Schengen → Schengen
Schengen-Overstay → dépassement de séjour Schengen
Wegweisung → renvoi
Widerruf → révocation
Beschwerde → recours
Verfügung → décision
Anmeldung → annonce d’arrivée
Genossenschaft → société coopérative
Beirat → comité consultatif
Redaktion → rédaction
Chaque terme est présenté avec la norme correspondante, une définition de base et des renvois aux dossiers détaillés du corpus SIP-v3.
Autorisation de séjour B par rapport à l’autorisation d’établissement C
L’autorisation de séjour (Permis B, art. 33 LEI) est une autorisation à durée limitée accordée pour un motif de séjour spécifique. Son renouvellement est subordonné à la poursuite de ce motif et au respect des critères d’intégration.
L’autorisation d’établissement (Permis C, art. 34 LEI) est une autorisation de durée illimitée qui n’est pas liée à un motif de séjour spécifique. Elle est délivrée après un séjour continu de plusieurs années avec un permis B ; les conditions comprennent l’intégration, l’indépendance financière et l’absence d’antécédents judiciaires importants.
La différence juridique n’est pas seulement temporelle, mais aussi structurelle : l’autorisation C n’est plus liée à un employeur, à un conjoint ou à une situation familiale. Une autorisation C expire en principe uniquement après un séjour à l’étranger de six mois (art. 61 LEI) ou par révocation (art. 63 LEI, seuil élevé).
Activité lucrative (définition au sens de la LEI)
Le concept d’activité lucrative est défini de manière large dans la LEI. Il englobe tant l’activité salariée que l’activité indépendante, les missions ponctuelles, les stages rémunérés et les places d’apprentissage.
Art. 11 LEI prévoit que les personnes qui souhaitent exercer une activité lucrative en Suisse ont besoin d’une autorisation, indépendamment de la durée et du montant du salaire, sauf si une exception s’applique (par exemple, l’obligation de déclaration de huit jours pour les travailleurs détachés de l’UE/AELE).
Regroupement familial (droit au regroupement familial)
Le regroupement familial réglemente le droit des membres de la famille à obtenir leur propre autorisation de séjour en Suisse. La LEI distingue clairement en fonction du statut de la personne qui rejoint sa famille en Suisse :
Décision discrétionnaire de l'autorité, avec des conditions plus strictes (logement, moyens financiers, certificat de langue)
Permis de séjour de courte durée L
Art. 45 LEI
La communauté de vie est constitutive : le regroupement familial suppose l’existence d’une communauté de vie effective au lieu de résidence de la personne qui y réside principalement (art. 49 LEI — exceptions pour des motifs importants). La condition linguistique pour les conjoints qui font une demande de regroupement familial (niveau A1 dans une langue officielle avant l’entrée dans le pays ou confirmation de l’inscription à un cours de langue) s’applique depuis la révision du 1er janvier 2019 (art. 43, al. 1, let. d, LEI pour les conjoints des titulaires d’une autorisation C ; art. 44, al. 1, let. d, LEI pour les conjoints des titulaires d’une autorisation B).
Le délai de cinq ans (art. 47 LEI) pour faire valoir le droit au regroupement familial à compter du moment où ce droit est né est strict ; le non-respect de ce délai entraîne en principe la perte du droit, sauf dans des cas de rigueur particuliers.
Le concept d’intégration a deux fonctions dans la LEI :
En tant qu’objectif constitutionnel (art. 4 LEI): l’intégration doit favoriser la coexistence de la population indigène et de la population étrangère et constitue une tâche commune de la Confédération, des cantons et des communes, en collaboration avec les partenaires sociaux.
En tant que condition préalable à l’octroi d’une autorisation (art. 58a LEI) : lors du renouvellement d’une autorisation de séjour et lors du passage d’une autorisation B à une autorisation C, l’autorité compétente évalue l’intégration en fonction des critères suivants :
a. le respect de la sécurité et de l’ordre publics ;
b. le respect des valeurs de la Constitution fédérale ;
c. les compétences linguistiques ; et
d. la participation à la vie économique ou à la formation.
Les niveaux de compétence linguistique requis (A1, A2, B1, B2 selon le CECR) sont précisés dans l’ordonnance sur l’intégration (OI, RS 142.205) et dans les directives du SEM. Lors du renouvellement d’une autorisation de séjour B, le niveau A1 est généralement exigé à l’oral ; lors du passage de B à C après dix ans, le niveau A2 est généralement exigé à l’oral et le niveau A1 à l’écrit ; lors du passage facilité de B à C après cinq ans ou lors de la naturalisation ordinaire selon la loi sur la nationalité suisse (LNS), le niveau B1 est généralement exigé à l’oral et le niveau A2 à l’écrit.
La réglementation relative aux cas de rigueur permet aux services cantonaux de la population d’accorder une autorisation de séjour dans un cas de rigueur personnelle grave, même si les conditions d’admission ordinaires ne sont pas remplies (art. 30, al. 1, let. b, LEI). L’octroi de cette autorisation relève du pouvoir discrétionnaire de l’autorité et est soumis à l’approbation du SEM. Les critères sont précisés dans l’art. 31 de l’OASA (intégration, respect de l’ordre juridique, relations familiales, situation financière, durée de présence, état de santé, possibilités de réintégration dans le pays d’origine).
Il n’existe aucun droit légal à l’obtention d’une autorisation en cas de rigueur. L’évaluation est effectuée au cas par cas. Article détaillé : life-events/le_haertefall_art30.md.
Priorité aux nationaux (art. 21 LEI)
Lors de l’autorisation d’admission de ressortissants de pays tiers à une activité lucrative, le principe de priorité aux nationaux s’applique (art. 21 LEI). Un ressortissant d’un pays tiers ne peut être autorisé que si la preuve est apportée qu’aucune personne bénéficiant de la priorité (citoyens suisses, citoyens de l’UE/AELE, ressortissants de pays tiers résidant en Suisse et ayant accès au marché du travail) n’a pu être trouvée pour le poste. La preuve est fournie par l’employeur, généralement par le biais d’une annonce d’emploi documentée et d’efforts de recrutement.
Le principe de priorité aux ressortissants nationaux ne s’applique pas aux citoyens de l’UE/AELE, car leur admission est régie par l’ALCP. Il ne s’applique pas non plus aux travailleurs hautement qualifiés au sens de l’art. 30a LEI (par exemple, les experts dotés de qualifications spéciales reconnues), pour lesquels une procédure simplifiée sans application de quotas est possible.
Primauté de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP)
Pour les ressortissants des États de l’UE et de l’AELE ainsi que pour les membres de leur famille, l’accord sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE du 21 juin 1999 (ALCP, RS 0.142.112.681) et la convention de l’AELE priment sur la loi sur l’étranger, dans la mesure où l’ALCP contient des dispositions plus favorables. Conséquences concrètes :
Pas de préférence pour l’embauche de citoyens de l’UE/AELE par rapport aux ressortissants nationaux.
Autorisation de séjour B valable cinq ans, pour un contrat de travail à durée indéterminée ou d’au moins un an.
Regroupement familial dès le premier jour, y compris pour les membres de la famille de nationalité tierce.
Prééminence de l’ALCP en cas de conflits d’interprétation.
Art. 40 LEI réglemente la répartition de la compétence en matière de délivrance des autorisations entre la Confédération et les cantons :
Les services cantonaux de la population sont en principe compétents pour l’octroi, le renouvellement et la révocation des autorisations de séjour, ainsi que pour la délivrance des permis de séjour.
Le SEM dispose de pouvoirs d’approbation et de surveillance dans certaines situations, notamment lors de la première autorisation de séjour des ressortissants de pays tiers, dans les décisions relatives aux cas de rigueur (art. 30 LEI) et lors de l’évaluation des contingents de quotas.
Les communes sont chargées de l’annonce d’arrivée et du contrôle des habitants et transmettent les annonces d’arrivée aux services cantonaux de la population.
La pratique cantonale varie considérablement : les délais de traitement, les exigences en matière de documents et les marges d’appréciation diffèrent. Les dossiers cantonaux du corpus (cantonal/ca_*.md) recensent ces différences.
Obligation de s’annoncer et de se présenter dans les 14 jours (art. 12 LEI, art. 9 OASA)
Art. 12 LEI prévoit l’obligation de s’annoncer : les ressortissants étrangers qui prennent domicile en Suisse doivent se signaler auprès de l’autorité compétente avant l’expiration de la durée de séjour sans autorisation (généralement trois mois) et avant de commencer une activité lucrative. Le délai applicable est, dans la pratique constante et dans les directives du SEM, fixé à 14 jours à compter de l’entrée en Suisse ; il est précisé dans les ordonnances cantonales d’exécution et dans l’art. 9 VZAE.
Le fait de signaler son départ est également une obligation. Tout changement d’adresse, que ce soit à l’intérieur de la même commune ou lors d’un déménagement dans une autre commune ou un autre canton, doit être communiqué dans les 14 jours au service compétent du contrôle des habitants (art. 12 LEI, en relation avec la législation cantonale sur les déclarations).
La dépendance à l’aide sociale est, selon la LEI, un motif de révocation des autorisations de séjour, mais elle ne constitue pas un motif général de refus ou de perte de ces autorisations.
Art. 62, al. 1, let. e, LEI prévoit la révocation d’une autorisation de séjour B lorsque la personne ou une personne dont elle a la charge dépend de manière permanente et significative de l’aide sociale. Les seuils varient d’un canton à l’autre et sont précisés dans la jurisprudence du Tribunal fédéral.
Art. 63 LEI réglemente la révocation de l’autorisation d’établissement C – le seuil est ici nettement plus élevé : la perception permanente et importante d’une aide sociale n’est un motif de révocation que si la personne n’a pas encore résidé légalement en Suisse pendant dix ans ou si des violations graves de l’ordre public et de la sécurité ont été commises.
Lors du renouvellement de l’autorisation de séjour B, l’autorité compétente examine, conformément à l’art. 33, al. 3, LEI, au regard des critères d’intégration visés à l’art. 58a LEI, si une dépendance à l’aide sociale justifie un refus de renouvellement. Une dépendance à l’aide sociale de courte durée, due à des circonstances indépendantes de la volonté de la personne concernée (par exemple, maladie, garde d’enfants pendant une période de séparation), est généralement évaluée de manière plus clémente qu’une dépendance à long terme.
Les directives du Secrétariat d'État aux migrations sont des instructions administratives que le SEM émet, en vertu de ses pouvoirs de surveillance (art. 124 LEI), afin d’assurer une application uniforme de la LEI, de l’OASA et de la LAsi. Elles lient les services cantonaux de la population dans le cadre de la surveillance confédérale. Elles ne lient pas directement les migrants et leurs représentants, mais constituent la source la plus importante pour prévoir la pratique des autorités.
Les principaux corpus de directives sont les suivants :
Directives LEI I — Admission et séjour (procédures, types d’autorisations, conditions relatives à l’activité professionnelle, spécificités pour les ressortissants de pays tiers) ;
Directives LEI II — Intégration (mise en œuvre de l’art. 58a LEI, certification linguistique, accord d’intégration, programmes cantonaux d’intégration KIP/PIC) ;
Directives sur le regroupement familial — Précisions concernant les art. 42 à 52 de la LEI, compétences linguistiques, normes relatives au logement ;
Instructions relatives au droit de cité — Mise en œuvre de la loi sur la nationalité suisse (BüG, SR 141.0).
Conform à l’art. 40 de la LEI, la délivrance des autorisations de séjour relève de la compétence des cantons. Chacun des 26 cantons dispose de son propre service de la population (en Suisse romande, «Office cantonal de la population et des migrations», au Tessin, «Sezione della popolazione»), avec ses propres processus de traitement, formulaires, délais et marges d’appréciation dans le cadre des dispositions du droit fédéral.
La pratique cantonale peut varier considérablement en ce qui concerne :
Délai de traitement (entre 3 semaines et 8 mois pour des types de demandes similaires) ;
Exigences relatives aux documents (en particulier pour les certificats de langue, les justificatifs de domicile et les preuves de revenus) ;
Exercice du pouvoir d’appréciation dans le cadre d’une recommandation relative à un cas de rigueur, dans l’évaluation de l’intégration, lors de la détermination de l’éligibilité à l’aide sociale ;
Pratique relative aux émoluments ;
Accessibilité linguistique des guichets et de la correspondance.
Par canton, le corpus SIP-v3 contient un fichier cantonal/ca_<canton_code>.md avec les coordonnées, les heures d’ouverture, les procédures en ligne et les particularités propres à chaque canton. Index des articles détaillés : framework/fw_cantonal_acts_index.md.
7. Confusions fréquentes
"Ausweisung" vs. "Wegweisung": "Ausweisung" bedeutet die dauerhafte Verbannung einer Person aus der Schweiz. "Wegweisung" hingegen ist eine vorübergehende Massnahme, bei der eine Person aufgefordert wird, das Land zu verlassen.
"Asyl" vs. "Schutz": "Asyl" wird Personen gewährt, die in ihrem Heimatland aufgrund ihrer politischen oder religiösen Überzeugung, ihrer ethnischen Zugehörigkeit oder ihres Geschlechts verfolgt werden. "Schutz" wird Personen gewährt, die in ihrem Heimatland aufgrund eines bewaffneten Konflikts oder einer Naturkatastrophe nicht mehr sicher sind.
"Niederlassungsbewilligung C" vs. "Aufenthaltsbewilligung B": Die "Niederlassungsbewilligung C" erlaubt es einer Person, sich dauerhaft in der Schweiz aufzuhalten und zu arbeiten. Die "Aufenthaltsbewilligung B" erlaubt es einer Person, sich vorübergehend in der Schweiz aufzuhalten, in der Regel für einen bestimmten Zeitraum und zu einem bestimmten Zweck.
"Familiennachzug" vs. "Zusammenführung": "Familiennachzug" bezieht sich auf das Recht von Familienangehörigen, zu einem bereits in der Schweiz lebenden Familienmitglied nachzuziehen. "Zusammenführung" ist ein allgemeinerer Begriff, der sich auf die Vereinigung von Familienangehörigen bezieht, unabhängig davon, wo sie leben.
"Härtefall" vs. "besonderer Härtefall": Ein "Härtefall" liegt vor, wenn die Ausweisung einer Person zu unzumutbaren Schwierigkeiten führen würde. Ein "besonderer Härtefall" liegt vor, wenn die Ausweisung einer Person zu besonders schwerwiegenden Schwierigkeiten führen würde, z.B. wenn die Person in der Schweiz geboren wurde und keine Verbindungen mehr zu ihrem Heimatland hat.
Cette collection répertorie les confusions fréquentes entre les termes de la LEI/OASA et les domaines juridiques connexes, et ce, sous forme factuelle, sans application à un cas concret.
LEI vs LAsi
La LEI réglemente le séjour de toutes les personnes étrangères qui ne sont pas parties à une procédure d’asile ou qui l’ont déjà été. La LAsi (RS 142.31) réglemente la procédure d’asile, notamment le dépôt de la demande d’asile, l’audition, la procédure de renvoi et la protection temporaire. Des transitions sont possibles : une demande d’asile rejetée peut donner lieu à une autorisation F (art. 83 LEI), un statut de réfugié reconnu peut donner lieu à une autorisation B avec protection, et une personne admise provisoirement pendant une longue période peut, compte tenu de circonstances atténuantes, se voir accorder une autorisation B (art. 84, al. 5, LEI, en relation avec l’art. 30 LEI).
Glossaire de référence : framework/fw_asylg_glossary.md.
Autorisation par rapport au statut
Une autorisation (B, C, L, F, Ci, G) est un document de droit administratif qui confère le droit de séjour et l’accès au marché du travail. Un statut (statut de protection S, statut de réfugié, admission provisoire) est la qualification juridique de base de la personne, sur laquelle se fonde le droit à une autorisation spécifique. Le statut et l’autorisation peuvent être dissociés, par exemple lorsqu’un réfugié reconnu détient une autorisation B avec la mention « asile » (statut : réfugié ; autorisation : B).
Autorisation de séjour vs. autorisation d’établissement
Voir ci-dessus la définition des termes « autorisation de séjour B » et « autorisation d’établissement C ». Dans la pratique, y compris dans les documents officiels, les deux termes ne sont pas toujours utilisés de manière parfaitement distincte ; la mention B ou C figurant sur le titre de séjour est l’indicateur clair.
Regroupement familial par rapport au regroupement familial après l’ALCP
Pour les citoyens suisses et leurs membres de famille, ainsi que pour les personnes titulaires d’une autorisation C et leurs membres de famille, les dispositions de la LEI (art. 42 et 43 LEI) s’appliquent.
Pour les citoyens et citoyennes de l’UE/AELE et leurs membres de famille, l’ALCP (annexe I) prime sur la LEI. Par conséquent, pour les personnes disposant d’une autorisation de séjour B de l’UE/AELE, le délai d’attente de cinq ans et les exigences linguistiques plus strictes de l’art. 44 LEI ne s’appliquent pas — le regroupement familial est possible dès le premier jour, y compris pour les membres de la famille de nationalité tierce.
Monopole de l’avocat vs. conseil juridique
Le monopole de l’avocat (art. 4 LLCA, RS 935.61) se réfère à la représentation des parties devant les tribunaux suisses dans les procédures non pénales. Les conseils juridiques extrajudiciaires ne sont pas soumis au monopole de l’avocat en Suisse et peuvent en principe être fournis également par des personnes qui ne sont pas avocats, étant toutefois entendu que toute personne qui propose commercialement des services de conseil juridique est responsable en vertu des principes généraux de responsabilité (CO art. 398, LUF art. 3). SwissImmigrationPro se positionne strictement comme une plateforme d’information, et non comme un fournisseur de conseils juridiques, et renvoie toute question spécifique à des avocats inscrits au registre cantonal des avocats. Pour plus de détails, voir : anti-scope/fw_anti_scope_boundaries.md et ADR-014 D3.
8. Références croisées dans le corpus SIP-v3
Ce fichier est référencé par pratiquement tous les articles relatifs aux permis et aux événements de la vie. Les principaux liens sont les suivants :
Article cible
Norme centrale
Lien
permits/permit_b_resident.md
Art. 33 LEI
Conditions, prolongation, transition B→C
permits/permit_c_settled.md
Art. 34 LEI
Conditions, extinction Art. 61
permits/permit_l_short_stay_subclasses.md
Art. 32 LEI
Sous-catégories L
permits/permit_f_provisional_admission.md
Art. 83/84 LEI
Statut F, transition F→B
9. Ce que ce fichier ne permet pas
Ce document est un glossaire des termes du droit fédéral, et non un document de conseil ou de stratégie. Il n’applique pas les normes présentées ici à des personnes ou à des situations spécifiques. En particulier :
Elle ne fournit aucune information sur le fait de savoir si une personne spécifique a droit à un permis particulier.
Elle ne se prononce pas sur les chances de succès des demandes ou des recours.
Elle ne remplace pas les conseils d’une personne inscrite au registre cantonal des avocats.
Elle ne remplace pas les renseignements fournis par le service cantonal de la population compétent.
Pour les questions concernant votre situation personnelle, la liste de médiation de la plateforme SwissImmigrationPro, comprenant des avocats vérifiés par BFR, est le point de contact approprié. En cas d’urgence (risque de renvoi, arrestation, crise familiale ayant des conséquences sur les permis), il est préférable de contacter immédiatement un avocat ou l’une des organisations spécialisées (SOS-Asile, OSAR, service cantonal de conseil pour les personnes sans papiers).
10. Déclencheurs de mise à jour
Ce fichier est mis à jour sans délai dès que:
Entrée en vigueur d’une révision de la LEI ou de l’OASA,
Entrée en vigueur d’une décision du Tribunal fédéral revêtant une importance particulière pour l’interprétation de l’un des termes définis ici (caractère BGE),
Publication d’une directive du SEM qui a été substantiellement modifiée.
Entrée en vigueur ou abrogation d’un accord de droit international qui concerne la hiérarchie des priorités (en particulier, adaptations de l’ALCP),
Entrée en vigueur d’une ordonnance sur la protection ou abrogation d’une telle ordonnance (volatilité du statut S).
La vérification trimestrielle (voir ADR-016) couvre également ce fichier de manière systématique. La responsabilité incombe au Chief Lawyer-of-Record conformément à ADR-018 D3 et ADR-020 D5.
11. Note sur le caractère contraignant
Dans le corpus SIP-v3, ce fichier constitue une source de référence pour les définitions. En cas de divergence entre une affirmation contenue dans un article détaillé (dossier de permis, dossier d’événement de la vie) et une affirmation contenue dans ce fichier de glossaire, l’affirmation contenue dans ce fichier prévaut, dans la mesure où elle concerne le droit fédéral. En ce qui concerne les affirmations spécifiques à un canton, c’est le fichier du canton concerné qui prévaut. En cas de conflit entre le glossaire du droit fédéral et le fichier cantonal, le droit fédéral est adapté dans le fichier de glossaire, et non l’inverse.
Ausländervorzug
Der Ausländervorzug ist ein in der Schweiz bestehendes Arbeitsmarktprinzip, das besagt, dass bei der Einstellung von Arbeitnehmern Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C vor ausländischen Arbeitnehmern bevorzugt werden müssen, wenn diese gleich qualifiziert sind.
Rechtsgrundlage
Die Rechtsgrundlage für den Ausländervorzug ist in Artikel 11 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) bzw. der Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb) geregelt.
Anwendungsbereich
Der Ausländervorzug gilt für alle Arten von Arbeitsverhältnissen, einschliesslich Teilzeitarbeit und befristeten Arbeitsverträgen. Er findet Anwendung, wenn ein Arbeitgeber eine Stelle besetzen möchte und gleichzeitig einen Schweizer Bürger oder eine Person mit einer Niederlassungsbewilligung C und einen ausländischen Arbeitnehmer in Betracht zieht, die gleich qualifiziert sind.
Ausnahmen
Es gibt einige Ausnahmen vom Ausländervorzug. So dürfen beispielsweise hochqualifizierte Fachkräfte aus dem Ausland eingestellt werden, wenn keine geeigneten Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C zur Verfügung stehen. Auch bei der Besetzung von Schlüsselpositionen in Unternehmen dürfen ausländische Arbeitnehmer bevorzugt werden, wenn dies im Interesse des Unternehmens liegt.
Kontrolle
Die Einhaltung des Ausländervorzugs wird durch die kantonalen Arbeitsämter kontrolliert. Bei Verstössen können BuSsen verhängt werden.
Kritik
Der Ausländervorzug ist in der Schweiz umstritten. Befürworter argumentieren, dass er dazu beiträgt, die Arbeitsplätze der Schweizer Bevölkerung zu sichern. Kritiker bemängeln, dass er zu einer Diskriminierung ausländischer Arbeitnehmer führt und die internationale Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft beeinträchtigt.
Siehe auch
Arbeitsmarkt
Ausländer- und Integrationsgesetz (AIG)
Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb)
* * *
Dernière mise à jour : 18.05.2026 — Première version rédigée par l’IA. En attente de l’examen et de l’approbation de l’avocat(e) responsable (CLR — Lawyer-of-Record) conformément aux ADR-016, ADR-018 D3 et ADR-020 D5. Ne pas publier avant l’approbation. Les libellés exacts des articles cités doivent être validés par l’agent CITATION-VERIFIER par rapport à la version de Fedlex du 01.01.2024 (les passages marqués par des commentaires VERIFY).
Les autorisations sont délivrées par les services cantonaux de la population ; le SEM dispose, dans certaines situations, de compétences en matière d’approbation et de surveillance.
Toute personne qui prend domicile en Suisse pour plus de trois mois doit s’annoncer dans les 14 jours auprès de l’autorité cantonale ou communale compétente.
Une autorisation de séjour expire en principe après six mois d’absence à l’étranger ; dans des cas justifiés, une prolongation du délai peut être demandée.
Révocation en cas de dépendance à l’aide sociale ou d’infractions graves
Les autorisations peuvent être révoquées en cas de perception permanente et importante d’aide sociale, d’infractions pénales graves ou de non-respect des obligations d’intégration.
— Sous-catégories : au pair, stagiaire, artiste, stage de courte durée, traitement médical.
Maintien du motif de séjour, absence de motifs de révocation conformément à l'art. 62 LEI, intégration conformément à l'art. 58a LEI.
Article détaillé
permits/permit_b_resident.md.
Article détaillé
permits/permit_c_settled.md avec un accent sur la transition de B à C.
Passage de F à B
Conformément à l’art. 84, al. 5, LEI, en relation avec l’art. 30 LEI, un passage à une autorisation B ordinaire est possible si les conditions relatives aux cas de rigueur sont remplies, généralement après plusieurs années de présence et une intégration particulière.
Article détaillé
permits/permit_f_provisional_admission.md.
. Glossaire dans le glossaire de la LAsi
framework/fw_asylg_glossary.md
.
Article détaillé
permits/permit_s_ukraine_temporary_protection.md — SLA de mise à jour élevé.
permits/permit_g_frontalier.md (informations uniquement dans la version 3 ; intégration complète du produit dans la version 4).
Ci
Séjour avec autorisation d'exercer une activité lucrative (organisations internationales)
GSG/V-GSG + accord sur le siège
liée à la mission
personnes accompagnant les employés d'organisations internationales
autorisée
F
Admission provisoire
Art. 83/84 LEI
12 mois, renouvelable
ressortissants d'États tiers avec des obstacles au renvoi
autorisée, avec annonce d'arrivée
N
Demandeurs d'asile
Art. 42 LAsi
durée de la procédure d'asile
demandeurs d'asile
uniquement après une période d'attente de 3 mois
S
Personnes nécessitant une protection
Art. 66 et ss. LAsi
jusqu'au 04.03.2027 (état : novembre 2025)
actuellement Ukraine
autorisée sans période d'attente
G
Autorisation frontalière
Art. 35 LEI
1 à 5 ans
UE/AELE + États tiers
autorisée, obligation de résidence transfrontalière
Encore plus restreint, lié au but du séjour
permits/permit_n_asylum_pending.md
Art. 42 LAsi
Lien avec la LEI lors du changement de statut
permits/permit_s_ukraine_temporary_protection.md
Art. 66 LAsi
Lien avec la LEI lors du passage de S→B
permits/permit_g_frontalier.md
Art. 35 LEI
Condition de travail transfrontalier
permits/permit_naturalisation_paths.md
LN
Condition préalable : autorisation C Art. 34 LEI
life-events/le_haertefall_art30.md
Art. 30 LEI + Art. 31 OASA
Critères de cas de rigueur
life-events/le_marriage_to_swiss.md
Art. 42 LEI
Regroupement familial avec un conjoint suisse
life-events/le_divorce_art50.md
Art. 50 LEI
Séjour indépendant après dissolution du mariage
life-events/le_canton_change_art37.md
Art. 37 LEI
Changement de canton
life-events/le_employer_change.md
Art. 21 LEI
Changement d’employeur pour les ressortissants de pays tiers