Dans le canton de Vaud, toutes les autorisations de séjour sont traitées par le Service de la population (SPOP), l'office cantonal de la population et des migrations, à Lausanne. Vaud n'accepte que le français comme langue d'intégration, recourt aux conventions d'intégration de manière plus systématique que la plupart des cantons et est décrit comme réservé pour le permis C anticipé et les cas de rigueur. Le droit est fédéral ; cette page explique comment Vaud l'applique.

En bref

  • Votre autorité : le SPOP, vd.ch/spop. Vous y trouvez l'adresse, le téléphone, le courriel, les horaires et les formulaires en ligne.
  • Le français uniquement : la preuve de langue doit être en français (DELF/DALF, fide-FR, TCF). L'allemand ne compte pas, même à un niveau élevé.
  • Convention d'intégration : Vaud conclut souvent une convention d'intégration avec les ressortissants d'États tiers qui reçoivent un permis B et parlent peu le français.
  • Délais : un renouvellement du permis B prend environ 4 à 8 semaines et un permis C 8 à 14 semaines, avant une éventuelle approbation fédérale. La naturalisation prend 18 à 36 mois.
  • Recours : vous avez en général 30 jours pour recourir contre une décision du SPOP auprès de la Cour de droit administratif et public (CDAP).

Vaud en quelques mots

Vaud est le canton le plus peuplé de Suisse romande et l'un des quatre plus peuplés du pays. Sa part de résidents étrangers dépasse la moyenne suisse, mais reste inférieure à celle de Genève. Pour les chiffres actuels, consultez l'Office fédéral de la statistique (OFS) et Statistique Vaud (StatVD).

Contrairement à Genève, la migration vaudoise est moins marquée par les organisations internationales et davantage par :

  • l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et l'Université de Lausanne (UNIL), avec de nombreux étudiants et chercheurs étrangers ;
  • l'hôtellerie et le tourisme autour de Lausanne, Montreux et la Riviera ;
  • la viticulture et l'agriculture dans le Lavaux et le Chablais ;
  • les fédérations sportives internationales, notamment le Comité international olympique (CIO) à Lausanne, dont le statut selon la loi sur l'État hôte pose des questions semblables à celles de Genève.

Qui vit ici

  • Les ressortissants UE/AELE forment la majorité des résidents étrangers, surtout de France, du Portugal, d'Italie, d'Espagne, d'Allemagne et d'Europe de l'Est.
  • Les ressortissants d'États tiers comprennent de grandes communautés des Balkans (Kosovo, Macédoine du Nord, Serbie) et de Turquie, ainsi que des personnes venant des pays d'asile actuels (Érythrée, Afghanistan, Syrie, Ukraine).
  • Les permis B sont les plus fréquents, suivis des permis C.
  • Les permis L sont courants dans l'hôtellerie, le travail saisonnier comme les vendanges et les contrats de recherche courts à l'EPFL et à l'UNIL.
  • Les permis G concernent surtout des frontaliers de France (Ain, Haute-Savoie) qui travaillent autour de Nyon, Morges et Lausanne. Ils sont moins nombreux qu'à Genève, mais restent nombreux.
  • Permis F et N : Vaud accueille des requérants d'asile selon la clé de répartition du SEM (art. 27 LAsi) et abrite le centre fédéral pour requérants d'asile de Vallorbe.

Le droit applicable

Vaud applique d'abord le droit fédéral : la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI, RS 142.20), l'ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative (OASA, RS 142.201), l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP, RS 0.142.112.681), la loi sur l'asile (LAsi, RS 142.31) et la pratique du Secrétariat d'État aux migrations (SEM). Voir le glossaire LEI et OASA, le glossaire ALCP et libre circulation et le glossaire de la loi sur l'asile.

Les lois cantonales qui comptent :

  • LASV : la loi cantonale sur l'action sociale, pertinente quand l'autorité examine l'aide sociale au sens de la LEI.
  • LDCV : la loi sur le droit de cité vaudois, avec son règlement d'application (RDCV).
  • LPA-VD : la loi cantonale sur la procédure administrative.
  • LPAv VD (RS 177.11) : la loi sur la profession d'avocat, avec le code de conduite du barreau vaudois, les Usages du Barreau Vaudois (UBV, version d'avril 2021).

Les versions en vigueur figurent dans la Base législative vaudoise (BLV), sur prestations.vd.ch/pub/blv-publication.

L'organisation du SPOP

Adresser votre demande à la bonne division fait gagner du temps :

  • Division étrangers : permis B, C et L, renouvellements, changements de statut et regroupement familial. Elle traite aussi les permis G.
  • Division asile et retour : asile et renvoi, coordination avec Vallorbe et les autres centres fédéraux de Suisse romande.
  • Division naturalisation : naturalisation cantonale selon la LDCV, en collaboration avec les commissions communales de naturalisation.
  • État civil cantonal : questions d'état civil comme le mariage, la naissance et la reconnaissance d'un enfant.

L'organisation peut changer ; vérifiez sur vd.ch/spop.

Le siège est à Lausanne et accessible en bus et en métro TL. Le guichet est en général ouvert le matin, l'après-midi souvent sur rendez-vous seulement, et des heures de permanence téléphonique sont fixées. Certaines divisions, comme l'asile et le retour, ont leurs propres contacts. Certains formulaires sont en ligne, mais moins de démarches sont entièrement numériques qu'avec les e-démarches genevoises, et beaucoup exigent encore une demande papier ou un passage au guichet.

Ce qui distingue Vaud

Le français uniquement

Pour un permis B par regroupement familial depuis un État tiers, et pour certains renouvellements, Vaud demande le français oral au niveau A1 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR). Pour un permis C anticipé après cinq ans au lieu de dix (art. 34 al. 4 LEI avec l'art. 62 al. 1bis OASA), il faut en général B1 à l'oral et A1 à l'écrit en français. L'autorité applique ces critères selon son appréciation ; il n'existe pas de droit au permis C anticipé.

Preuves acceptées :

  • DELF/DALF, les diplômes d'État français ;
  • fide-FR, le certificat suisse fide en français ;
  • TCF ou TCF Suisse, selon le cas ;
  • les autres preuves reconnues selon l'art. 77d OASA.

Contrairement aux cantons bilingues comme Berne, Fribourg et le Valais, seul le français compte dans le canton de Vaud. Vérifiez auprès du SPOP quels niveaux et quelles preuves s'appliquent à vous.

Conventions d'intégration

La convention d'intégration, fondée sur l'art. 58b LEI, est un élément central de la pratique vaudoise. Vaud l'utilise de manière plus systématique que Genève, et il recourait déjà à de telles conventions avant que la LEI n'en fasse un instrument national en 2019.

  • Quand : souvent lorsqu'un ressortissant d'un État tiers reçoit un permis B avec de faibles connaissances de français, en règle générale en dessous de A2.
  • Vos engagements : un cours de langue jusqu'à un niveau fixé (en général A2), un cours d'intégration cantonal ou communal sur l'éducation civique, la géographie et le droit, et parfois d'autres conditions.
  • Si vous ne respectez pas la convention : cela peut compter dans l'examen de votre intégration et influencer votre prochain renouvellement ou ses conditions.

La convention est licite, et il vous appartient de la respecter. Si vous contestez son contenu, adressez-vous à un avocat inscrit au registre vaudois. Pour en savoir plus, voir la convention d'intégration selon l'art. 58b LEI, avec une section sur Vaud.

Cas de rigueur

La pratique vaudoise des cas de rigueur (art. 30 al. 1 let. b LEI) est décrite comme plutôt réservée, dans la moyenne entre Genève (plus ouverte) et certains cantons de Suisse centrale plus stricts. Chaque cas est examiné selon l'art. 31 OASA : intégration, famille, finances, durée du séjour, santé et possibilités de réintégration dans le pays d'origine.

Permis C anticipé

Le permis C anticipé après cinq ans (art. 34 al. 4 LEI) exige une intégration réussie et relève de l'appréciation du canton. Vaud est décrit comme réservé et assez exigeant sur la langue et l'intégration. Il examine le français (en règle générale B1 à l'oral, A1 à l'écrit), l'indépendance financière sans aide sociale, des finances en ordre, un casier judiciaire vierge et la participation à la vie sociale. Aucun taux d'acceptation n'est publié.

Regroupement familial

Pour les membres de la famille venant d'États tiers (art. 43 à 47 LEI), le SPOP vérifie des revenus suffisants, un logement approprié, l'absence de dépendance à l'aide sociale et la langue. Vaud est décrit comme modéré sur la taille du logement, en tenant compte de la norme CSIAS et des marchés du logement chers de Lausanne, de la Riviera, de Morges et de Nyon.

Les enfants de plus de 12 ans doivent être rejoints dans les 12 mois ; sinon, le délai est de cinq ans dès la naissance du droit (art. 47 al. 1 LEI avec l'art. 73 OASA). Pour une demande tardive, le SPOP vérifie l'existence de raisons familiales majeures (art. 47 al. 4 LEI), en s'appuyant sur la jurisprudence du Tribunal fédéral (voir ATF 137 I 284 et les arrêts ultérieurs).

Séparation et divorce

Si vous vous séparez ou divorcez d'un ressortissant suisse ou d'un titulaire de permis C, l'art. 50 LEI s'applique. Vous pouvez rester après au moins trois ans de mariage et une intégration réussie (art. 50 al. 1 let. a LEI), ou pour des raisons personnelles majeures comme la violence conjugale (art. 50 al. 1 let. b LEI). Le centre LAVI vaudois (selon la loi sur l'aide aux victimes, RS 312.5) intervient parallèlement à l'examen en droit des étrangers.

Étudiants et chercheurs à l'EPFL et à l'UNIL

L'EPFL accueille un très grand nombre d'étudiants, de doctorants, de postdocs et de chercheurs d'États tiers, souvent avec des contrats et des permis de durée limitée.

  • Permis pour étudiants et chercheurs : les permis L pour étudiants et chercheurs reposent sur l'art. 27 LEI (formation) ou l'art. 30 LEI (chercheurs). Le SPOP travaille étroitement avec les services du personnel et des étudiants de l'EPFL et de l'UNIL. Voir la section sur les étudiants du permis L de courte durée et ses sous-catégories.
  • Emploi après le diplôme : passer du statut d'étudiant L à un permis B pour travailler implique un examen du marché du travail (art. 21 LEI, priorité aux travailleurs suisses et UE/AELE), les contingents (art. 20 LEI et les règles annuelles sur les contingents), une décision cantonale et l'approbation du SEM (art. 99 LEI).
  • Six mois pour chercher un emploi : si vous obtenez un diplôme d'une haute école suisse en tant que ressortissant d'un État tiers, vous pouvez rester six mois pour chercher un emploi (art. 21 al. 3 LEI). Déposez la demande avant l'expiration de votre permis pour études et renseignez-vous auprès du SPOP sur les détails. Pour passer du permis L au permis B, adressez-vous directement au SPOP, idéalement plusieurs mois avant la fin du permis L.

L'asile dans le canton de Vaud

Vallorbe. Le centre fédéral pour requérants d'asile de Vallorbe, au nord du canton, est l'un des principaux centres de Suisse romande et est géré directement par le SEM. Les demandes y passent la phase 1 de la procédure accélérée (art. 26b ss LAsi).

Procédure étendue. Si votre cas n'est pas tranché en phase 1, il passe en procédure étendue (art. 26d LAsi) et vous êtes attribué à un canton. Vaud en accueille une part importante. Vous vivez alors dans le canton, souvent dans un hébergement géré par l'EVAM (Établissement vaudois d'accueil des migrants).

Conseil juridique. Services mandatés selon l'art. 102f LAsi et autres contacts dans le canton :

  • SAJE, Service d'Aide Juridique aux Exilés (porté notamment par l'EPER/HEKS) : le principal service de conseil juridique en matière d'asile et de réfugiés, saje-vaud.ch.
  • Centre de droit à l'asile : conseil complémentaire en matière d'asile et de séjour, souvent lié au SAJE.
  • EPER/HEKS Région Vaud : conseil régional en matière d'asile, membre du réseau de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR/SFH).
  • Caritas Vaud : soutien social et juridique.

L'OSAR tient la liste complète. Vérifiez les adresses et horaires sur le site de chaque organisation. Voir aussi le glossaire de la loi sur l'asile.

Combien de temps cela prend

Ce sont des repères non contraignants ; seul le SPOP donne des informations qui font foi. L'approbation fédérale du SEM (art. 99 LEI) n'est pas comprise et peut ajouter des semaines, voire des mois.

ProcédureRepère
Premier permis B (regroupement familial, travail)6 à 12 semaines
Renouvellement du permis B4 à 8 semaines
Permis C (ordinaire après 10 ans, anticipé après 5)8 à 14 semaines
Regroupement familial (État tiers)10 à 18 semaines
Cas de rigueur, art. 30 al. 1 let. b LEI10 à 18 mois
Naturalisation (commune, canton et Confédération)18 à 36 mois au total
Recours à la CDAP8 à 18 mois

Ce qui ralentit la procédure :

  • Documents manquants : le SPOP les réclame, et chaque échange coûte des semaines.
  • Approbation du SEM lorsque le droit fédéral l'exige (art. 85 al. 2 et art. 86 OASA).
  • Certificats de langue obtenus après le dépôt : le dossier attend que vous les remettiez.
  • Une convention d'intégration ajoute une étape.
  • Contrôles de sécurité et de casier judiciaire, surtout si vous avez vécu dans plusieurs pays.

Il n'existe pas de procédure accélérée formelle. Dans les cas justifiés, vous pouvez demander par écrit où en est votre dossier une fois le délai habituel dépassé, ou signaler une urgence réelle, comme une date d'entrée en fonction, l'inscription scolaire des enfants ou le début d'un semestre. En dernier recours, avec l'aide d'un avocat, vous pouvez saisir la CDAP pour retard injustifié selon la LPA-VD.

Conseils pratiques pour la demande

  • Envoyez un dossier complet. Joignez une copie couleur de votre passeport, une attestation de domicile, votre certificat DELF/DALF ou fide-FR, les extraits de casier judiciaire de tous les pays où vous avez vécu ces dix dernières années, des justificatifs de revenus et, le cas échéant, votre contrat de travail. Cela peut faire gagner plusieurs semaines.
  • Traductions : les documents dans d'autres langues demandent en général une traduction certifiée en français (pas en allemand) et, si nécessaire, une apostille selon la Convention de La Haye.
  • Annonce d'adresse : annoncez un déménagement à l'intérieur du canton au contrôle des habitants de votre commune dans les 14 jours. Si vous arrivez d'un autre canton, vous devez vous annoncer à votre nouvelle commune vaudoise dans les 14 jours.
  • Nouveau passeport : informez le SPOP si vous renouvelez votre passeport pendant que vous avez un permis B, C, Ci ou L, afin que votre titre de séjour puisse être mis à jour.

Permis G de frontalier

Comme Vaud est limitrophe de la France, les permis G y comptent, mais moins qu'à Genève ou Bâle. Les ressortissants UE/AELE les obtiennent selon l'ALCP. Les ressortissants d'États tiers doivent avoir un droit de séjour durable dans le pays voisin et y avoir résidé dans la zone frontalière depuis au moins six mois (art. 35 al. 1 LEI). La Division étrangers du SPOP les traite ; avec un dossier complet, les requérants UE/AELE reçoivent en général un permis en trois à six semaines. Le permis vaut pour la durée du contrat de travail, ou cinq ans pour un contrat de durée indéterminée, puis peut être renouvelé.

Impôt à la source

Si vous travaillez sans permis C, par exemple comme ressortissant d'un État tiers avec un permis B, l'impôt est en général retenu à la source sur votre salaire. C'est un impôt cantonal selon la loi sur l'harmonisation des impôts (RS 642.14) et la loi vaudoise sur les impôts (LI VD), avec la part fédérale perçue en même temps selon la loi sur l'impôt fédéral direct (RS 642.11). Ce n'est pas l'impôt anticipé fédéral sur les revenus de placements.

Si votre revenu brut d'activité dépasse CHF 120'000 par an, une déclaration complète (taxation ordinaire ultérieure) suit d'office. En dessous, l'impôt à la source est en général définitif, mais vous pouvez demander une taxation complète. Les frontaliers venant de France relèvent d'un accord franco-suisse particulier qui répartit le produit de l'impôt entre les deux pays ; ceux venant d'autres États de l'UE relèvent de la convention de double imposition applicable.

Pour les questions fiscales, adressez-vous à l'Administration cantonale des impôts (ACI Vaud), via vd.ch, ou à un conseiller fiscal.

Droit de vote communal

Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle constitution cantonale (Cst-VD) en 2003, les étrangers titulaires d'un permis C qui remplissent des durées minimales de résidence en Suisse et dans le canton peuvent voter et être élus au niveau communal. Vaud va plus loin que Genève, qui n'accorde que le droit de vote. Le vote cantonal et fédéral reste réservé aux citoyens suisses. Les durées exactes figurent dans la Cst-VD et la loi sur l'exercice des droits politiques (LEDP).

Des règles semblables existent dans le Jura (qui va le plus loin, avec le vote cantonal), à Neuchâtel, à Genève (vote seulement) et à Fribourg.

La naturalisation dans le canton de Vaud

La naturalisation comporte trois niveaux, tous nécessaires : l'autorisation fédérale selon la loi sur la nationalité suisse (LN, RS 141.0) et l'ordonnance sur la nationalité (OLN, RS 141.01), le droit de cité vaudois selon la LDCV et le droit de cité de votre commune.

  • Conditions fédérales : séjour (art. 9 LN) et intégration (art. 11 et 12 LN).
  • Langue : la LN exige des connaissances linguistiques suffisantes (art. 12 al. 1 let. c LN), et l'OLN les fixe à B1 à l'oral et A2 à l'écrit (art. 6 OLN). Dans le canton de Vaud, ce doit être le français. Sont acceptés notamment fide-FR, DELF/DALF et les diplômes mentionnés à l'art. 6 al. 2 OLN.
  • Audition cantonale : la Division naturalisation du SPOP mène en général un entretien sur votre intégration, vos connaissances de la vie et du droit suisses et vaudois, et votre français oral. Il a un poids réel ; une prestation faible peut entraîner la suspension de la procédure et un nouvel entretien plus tard.
  • Audition communale : de nombreuses communes mènent leur propre entretien par une commission de naturalisation. Les petites communes rurales sont souvent informelles ; Lausanne, Yverdon-les-Bains, Montreux, Vevey et Nyon utilisent des entretiens structurés avec des questions types. Renseignez-vous auprès de votre commune.
  • Test de connaissances civiques : il porte sur les institutions fédérales, cantonales et communales, l'histoire, la géographie et la démocratie directe. Les détails figurent dans la LDCV et le RDCV.

Voir le glossaire de la loi sur la nationalité de 2018.

Contester une décision du SPOP

Un refus, une révocation ou une décision de renvoi du SPOP peuvent être contestés.

  1. La décision. Le SPOP rend une décision formelle selon la LPA-VD. Le délai de recours est en général de 30 jours dès la notification ; l'indication des voies de droit figurant dans la décision fait foi. Dans certaines procédures, une réclamation auprès du SPOP peut précéder le recours.
  2. Tribunal cantonal. Vous pouvez recourir auprès de la Cour de droit administratif et public (CDAP) du Tribunal cantonal vaudois dans les 30 jours. Elle examine les faits et le droit.
  3. Tribunal fédéral. La dernière étape est le Tribunal fédéral à Lausanne, dans les cas que la loi sur le Tribunal fédéral permet (RS 173.110, art. 82 ss). En droit des étrangers et de l'asile, seul un recours constitutionnel subsidiaire est souvent possible.

Voir la voie de recours contre les décisions des autorités cantonales de migration.

Les avocats dans le canton de Vaud

Les avocats vaudois sont surveillés par la Chambre des avocats du canton de Vaud, qui tient le registre cantonal des avocats et exerce la discipline selon la LPAv VD et la loi fédérale sur les avocats. Les coordonnées figurent sur la page du Tribunal cantonal sur vd.ch. L'Ordre des avocats vaudois (OAV) est l'association professionnelle facultative. Pour votre cas, choisissez un avocat inscrit au registre vaudois.

Aide en cas de crise

  • 144 : urgences médicales, 24 heures sur 24. Appelez ce numéro en cas de crise psychique aiguë ou si quelqu'un est en danger ; dans le canton de Vaud, il vous met en relation avec le service des urgences psychiatriques.
  • 142 : ligne nationale pour la violence domestique, 24 heures sur 24, en allemand, en français et en italien, en lien avec le centre LAVI vaudois.
  • 143 : La Main tendue, 24 heures sur 24, avec une ligne francophone pour le canton de Vaud.
  • 147 : Pro Juventute, conseil pour les enfants et les jeunes, 24 heures sur 24.
  • Centre MalleyPrairie : le foyer vaudois pour les femmes et les enfants victimes de violence domestique. Son numéro d'urgence figure sur son propre site ou sur vd.ch.
  • SAJE / EPER Lausanne et Caritas Vaud pour le conseil en matière d'asile, de migration et d'aide sociale.

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