Conséquences pour les membres de la famille — Droit de séjour en vertu de l’art. 50 / cas de rigueur.
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03.06.2026
Loi en vigueur au
01.01.2024
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État au: 01.06.2026 · Instantané
Décès d’un titulaire d’un permis — Conséquences pour les membres de sa famille
Questions fréquentes
4 réponses sur ce thème.
Questions concrètes fréquemment posées autour de Décès du personnage principal..
Non — l’art. 50 LEI prévoit que : si l’union conjugale existait au moment du décès et que l’intégration a été réussie, le droit de séjour est maintenu. En cas de mariage de moins de 3 ans : examen du cas de rigueur conformément à l’art. 30 LEI (motifs personnels importants). Il convient de s’annoncer auprès du service cantonal de la population dans les plus brefs délais.
: Projet révisé par l’IA, en attente de l’approbation de l’avocat(e) responsable et du spécialiste/de la spécialiste en droit de la famille inscrit(e) auprès de la BFR (ADR-020 D5).
Remarque importante au préalable : si vous consultez cette page parce qu’une personne qui vous est chère vient de décéder, sachez d’abord que le plus important est de vous faire accompagner pendant cette période. Vous pouvez obtenir un soutien en cas de deuil auprès de Caritas, de Pro Senectute, de la Croix-Rouge suisse ou de votre service de conseil cantonal. Les délais administratifs décrits ici sont réels, mais ils ne doivent pas vous submerger au cours de la première semaine. Une première consultation juridique peut également avoir lieu après 2 à 3 semaines, sans que cela n’entraîne une perte de droits, car les délais critiques sont généralement plus éloignés.
De quoi il s’agit
Le décès d’une personne dont le séjour en Suisse était garanti par un permis suisse (C, B, L, carte de séjour pour réfugiés reconnus ou un permis ALCP pour les citoyens de l’UE/AELE) a des conséquences en matière de droit des migrations pour les membres de sa famille, dont le propre permis dépend du statut de la personne décédée. Le droit suisse prévoit, dans de telles situations, des mécanismes permettant aux membres de la famille de rester en Suisse, mais ces mécanismes sont soumis à des conditions et à des délais.
Cette page permet de mieux comprendre la situation. Elle ne remplace pas une consultation juridique individuelle, un accompagnement en cas de deuil ou un conseil en matière de droit successoral.
Principe — l’autorisation ne prend pas automatiquement fin.
Il est communément admis que les membres d’une famille perdent automatiquement leur propre autorisation de séjour au décès de la personne dont ils dépendent. Cette affirmation est inexacte.
Une autorisation de regroupement familial (art. 42, 43, 44 LEI) est certes liée à la relation familiale. Toutefois, la LEI prévoit explicitement, à l’art. 50, des situations dans lesquelles l’autorisation peut être maintenue après la dissolution de la communauté familiale – et le décès est une forme de dissolution.
Une autorisation d’établissement C, que la personne survivante a déjà obtenue, est indépendante et n’est pas subordonnée au statut de la personne décédée.
Une autorisation fondée sur l’ALCP (constellation UE/AELE) est soumise à des règles spécifiques concernant les soi-disant droits acquis (annexe I de l’ALCP).
Le point crucial : les membres de la famille doivent agir pour assurer la sécurité de leur séjour. L’inaction peut entraîner sa perte.
Art. 50 LEI — Dissolution de la communauté familiale (par analogie en cas de décès)
L’art. 50 de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI, RS 142.20) est la norme centrale. Elle a été initialement conçue pour les situations de séparation et de divorce, mais, selon une jurisprudence bien établie, elle est par analogie également applicable en cas de décès du conjoint.
Art. 50 al. 1 let. a LEI — communauté conjugale de trois ans + intégration
L’autorisation est maintenue si :
le couple est marié depuis au moins 3 ans (durée calculée à partir du mariage ou du début de la cohabitation en Suisse jusqu’au décès), ET
l’intégration a été couronnée de succès au sens de l’art. 58a LEI.
Art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI — motifs personnels importants
Même en l’absence de la condition relative à une période de trois ans, l’autorisation peut être prolongée si des motifs personnels importants justifient un séjour plus long.
Le décès du conjoint constitue, selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, un motif personnel important reconnu. Voir ATF 138 II 393 (VÉRIFIER l’exactitude de la référence – à confirmer par un examen juridique) ainsi que la jurisprudence cantonale ultérieure. Cela ne signifie toutefois pas automatiquement que l’autorisation sera prolongée ; il s’agit toujours d’une évaluation au cas par cas, dans laquelle le service cantonal de la population prend notamment en compte les facteurs suivants :
Durée du séjour en Suisse,
Degré d’intégration (langue, travail, liens sociaux),
Situation familiale (en particulier, présence d’enfants mineurs en Suisse),
réinsertion sociale dans le pays d’origine (celle-ci est-elle compromise ?).
Moyens de subsistance (perception d’une aide sociale ?).
Conditions requises pour le maintien du permis après décès — Aperçu
L’office cantonal de la population examine généralement :
Un mariage d’au moins 3 ans OU des motifs personnels importants (en pratique : le décès constitue un motif personnel important, mais les autres facteurs restent pertinents pour la prise de décision).
Intégration réussie au sens de l’art. 58a LEI — respect des valeurs de la Constitution fédérale, compétences linguistiques (généralement A2 à l’oral, B1 à l’écrit pour l’obtention ultérieure de l’autorisation C), participation à la vie économique, respect de l’ordre juridique, responsabilité familiale.
Pas de perception permanente de l’aide sociale — la perception temporaire pendant la phase immédiate du deuil doit être évaluée avec plus de nuances dans la pratique ; une perception à plus long terme peut entraîner la révocation conformément à l’art. 62 LEI.
Décision discrétionnaire conforme aux exigences cantonales — la pratique varie considérablement d’un canton à l’autre.
Procédure — les principales étapes
Étape 1 — Déclarer le décès auprès de l’office de l’état civil
Le décès est généralement signalé dans les deux jours ouvrables auprès du service de l’état civil du lieu de décès. Cette déclaration est souvent effectuée par l’hôpital (en cas de décès à l’hôpital), par l’établissement de soins ou par les proches. Cette déclaration donne lieu à l’acte de décès, qui est requis dans pratiquement toutes les procédures ultérieures (service de la population, AVS, banques, assurances, succession).
Étape 2 — Informer le service cantonal de la population
La personne survivante doit informer le service cantonal de la population du décès. Cela relève de l’obligation de collaborer en vertu de l’art. 90 LEI. Le délai de déclaration précis, fixé par les cantons, varie ; dans plusieurs cantons, une déclaration dans les 14 à 90 jours est attendue (VÉRIFIER : vérifier précisément au niveau cantonal, car il n’y a pas de délai uniforme fixé au niveau fédéral dans la LEI elle-même).
Note pratique (ne constitue pas un conseil juridique) : Pour des raisons de preuve et de fiabilité, il est recommandé de procéder à une déclaration écrite en joignant une copie de l’acte de décès dans les 30 jours. Cela permet de conserver une preuve claire du respect de l’obligation de coopération, sans être soumis à une pression temporelle.
Étape 3 — Demande de renouvellement de l’autorisation
La personne qui reste en Suisse dépose formellement une demande de prolongation de l’autorisation de séjour conformément à l’art. 50 LEI. Dans la pratique, cette demande est généralement déposée dans le cadre de la procédure de renouvellement habituelle, mais elle peut également être nécessaire en dehors de cette procédure si l’autorité des migrations l’examine de son propre chef. Les documents suivants doivent généralement être joints :
certificat de décès,
Preuve de l’existence du lien conjugal jusqu’au décès (livret de famille/pièce d’identité),
Preuves d’intégration (langue, travail, impôts, et éventuellement liens sociaux),
Justificatifs relatifs à la situation professionnelle de la personne survivante,
pour les enfants : certificats de scolarité.
Étape 4 — Décision cantonale
La décision cantonale est généralement rendue – en fonction de la charge de travail et de la complexité – dans un délai de quelques mois. En cas de décision négative, les délais de recours sont courts (généralement de 30 jours). En cas de risque de perte de l’autorisation, il convient de solliciter sans délai l’assistance d’un avocat.
Décès d’un conjoint suisse
En cas de décès du conjoint suisse, dont le statut est lié à l’autorisation C de l’étranger (art. 42 LEI), le même mécanisme s’applique que lors du décès d’un titulaire d’une autorisation C : art. 50 LEI par analogie.
Particularité : en cas de décès après avoir satisfait aux conditions de résidence et de durée du mariage requises pour la naturalisation facilitée (LStrI, art. 21 — généralement 5 ans de résidence en Suisse et 3 ans de mariage, VÉRIFIER les pratiques actuelles du SEM), il est possible, dans certains cas, de poursuivre la demande de naturalisation déjà engagée. En cas de décès avant avoir satisfait à ces conditions, la naturalisation facilitée est exclue en vertu de l’art. 21 LStrI ; la naturalisation ordinaire (art. 9 et suivants LStrI) reste en principe possible après avoir satisfait aux conditions requises. Cas par cas — il convient de demander un avis juridique.
Décès d’un titulaire d’une autorisation C — Conjoint et enfants de nationalité tierce
Lorsqu’une personne titulaire d’une autorisation d’établissement C décède, les membres de sa famille de nationalité étrangère qui ont fondé leur autorisation sur son statut (art. 43 LEI) :
Conjoint(e) (de nationalité étrangère) : peut continuer à bénéficier de son permis B actuel en appliquant par analogie l’art. 50 de la LEI (voir ci-dessus). Si les conditions requises pour l’obtention d’un permis C sont remplies – généralement 10 ans de séjour, mais dans certains cantons, cela peut être possible plus tôt en cas de bonne intégration (art. 34 de la LEI) – une demande de permis C peut être déposée.
Enfants mineurs: leur situation en matière de permis reste généralement stable. Ils conservent leur autorisation sur la base du statut du parent survivant ou de manière autonome.
Enfants majeurs: ils suivent généralement leurs propres procédures d'obtention de permis (travail, études) et ne sont pas soumis au statut de regroupement familial. Si la majorité est atteinte pendant la procédure : il est recommandé de consulter un avocat.
Décès d’un titulaire d’une autorisation FZA (UE/AELE)
En cas de décès d’une personne titulaire d’une autorisation en vertu de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP, RS 0.142.112.681), d’autres règles s’appliquent. L’annexe I de l’ALCP, art. 4, en relation avec le règlement n° 1251/70/CE (ainsi que la jurisprudence ultérieure de l’UE, qui s’applique également à la Suisse par le biais de l’annexe I de l’ALCP) prévoit ce que l’on appelle les « droits acquis » des membres de la famille.
Les principales situations à prendre en compte :
Les membres de la famille d’un travailleur décédé de l’UE/AELE, qui sont eux-mêmes des citoyens de l’UE/AELE, conservent généralement leur droit de séjour en vertu des conditions générales de l’ALCP (activité professionnelle, indépendance, moyens financiers suffisants et assurance maladie).
Les membres de la famille de ressortissants de pays tiers, membres de la famille d’un citoyen de l’UE/AELE décédé, conservent leur droit de séjour sous des conditions plus strictes. L’annexe I de l’ALCP, art. 3, et la jurisprudence pertinente de l’UE prévoient notamment : un séjour continu d’au moins 2 ans en Suisse avant le décès, ou un décès résultant d’un accident du travail/d’une maladie professionnelle, ou d’autres situations spécifiques. VÉRIFIEZ les conditions exactes en vigueur — la pratique de l’ALCP est complexe dans les détails et présente des nuances cantonales.
Ici, un conseil juridique précoce est particulièrement important: les constellations ALCP sont moins formalisées que les constellations purement nationales de l’art. 50 et sont traitées différemment dans la pratique cantonale.
Autorisation de séjour de longue durée de l’ALCP après décès
Les membres de la famille qui avaient déjà obtenu une autorisation de séjour de longue durée (ALCP-C) au moment du décès – généralement après 5 ans de séjour ininterrompu – bénéficient d’une autorisation autonome et ne dépendent plus du statut du défunt. Cette situation est la plus simple : l’autorisation reste valable et est renouvelée régulièrement à la date d’expiration.
Enfants d’un citoyen décédé de l’UE/AELE
Les enfants mineurs d’un citoyen décédé de l’UE/AELE, qui sont soumis à l’obligation scolaire en Suisse et qui souhaitent poursuivre leur formation, ont, selon la jurisprudence de la CJUE (en particulier les affaires C-310/08 «Ibrahim» et C-480/08 «Teixeira», qui sont transposées en Suisse par l’annexe I de l’ALCP), droit à un séjour prolongé afin de terminer leur formation. Le parent survivant – même s’il est de nationalité tierce – peut généralement rester en tant que parent ayant la garde. VÉRIFIEZ l’application actuelle de cette jurisprudence de l’UE en Suisse au niveau cantonal.
LAsi, art. 51 — Décès d’un réfugié reconnu
Lorsqu’une personne reconnue comme réfugiée en Suisse décède (permis B avec statut de réfugié), l’art. 51 de la loi sur l’asile (LAsi, RS 142.31) s’applique : les membres de la famille qui ont été reconnus comme réfugiés avec la personne décédée conservent leur statut de réfugié et leur permis de séjour correspondant. Le décès de la personne initialement reconnue n’affecte pas ce statut de protection dérivé.
Remarque : dans le présent dossier, l’expression « Permis A » est utilisée comme terme générique désignant les réfugiés reconnus qui sont titulaires d’une autorisation de séjour B avec le statut de réfugié (au sens de la taxonomie interne SIP) ; dans la pratique officielle suisse, le document reste une autorisation de séjour B portant la mention « réfugié ».
AVS et rente de survivant (assurance sociale)
Le décès d’une personne active en Suisse déclenche généralement des prestations dans les 1er et 2e piliers de l’assurance sociale :
Rente de veuve/veuf de l’AVS (1er pilier) : sous certaines conditions (durée du mariage, enfants communs, etc.), les conjoints survivants perçoivent une rente mensuelle. Les partenaires enregistrés sont assimilés aux conjoints depuis l’entrée en vigueur du « mariage pour tous » (2022) ; des règles transitoires s’appliquent aux partenariats enregistrés avant 2022.
Rente d’orphelin AVS: versée aux enfants mineurs et aux enfants en formation jusqu’à l’âge de 25 ans.
Assurance vieillesse et survivants (AVS/AI/APG, 2e pilier) : Prestations versées aux ayants droit par la caisse de pension : rente de conjoint, prestations versées au partenaire enregistré, rentes d’orphelins. Les détails dépendent du règlement de prévoyance de la caisse de pension concernée. En particulier, dans le cas de partenariats non matrimoniaux, une déclaration écrite préalable de la personne bénéficiaire auprès de l’institution de prévoyance est souvent une condition préalable au versement des prestations : insistez pour que cette démarche ne soit pas considérée comme allant « de soi ».
Pilier 3a (prévoirie liée) : le solde est en principe versé à la succession, selon un ordre de priorité spécifique prévu par l’O 3 — conjoint, descendants, autres bénéficiaires. En cas de plusieurs comptes 3a (par exemple, un compte bancaire et un compte d’assurance) : chaque compte doit être déclaré séparément.
Hors du champ d’application: SwissImmigrationPro ne fournit pas de conseils sur les prestations d’assurance sociale. Pour l’inscription à l’AVS, veuillez vous adresser à votre caisse de compensation (généralement celle du dernier employeur ou votre caisse de compensation cantonale). Informations générales : le portail officiel www.ahv-iv.ch. Pour la prévoyance professionnelle, veuillez vous adresser à la caisse de pension du défunt. En cas de prestations à l’étranger (export des rentes vers le pays d’origine, convention de double imposition) : il est recommandé de faire appel à un conseiller spécialisé.
Droit successoral et Code civil — la version abrégée
En principe, la succession d’une personne décédée en Suisse est régie par le Code civil suisse (CC, SR 210), dans la mesure où la personne avait son domicile en Suisse. Les principaux points de rattachement sont les suivants :
Part de l’époux ou de l’épouse dans la succession (CC art. 462) : la part dépend des autres héritiers avec lesquels l’époux ou l’épouse est en concurrence.
Part d’héritage des enfants (CC art. 457 et ss.) : les descendants sont héritiers de premier ordre.
Partenariat enregistré : les partenariats conclus avant le 1er juillet 2022 ont été, par la loi sur le « mariage pour tous », largement assimilés au mariage sur le plan juridique. Les partenaires déjà enregistrés peuvent transformer leur partenariat en mariage ; s’ils ne le font pas, les dispositions de la loi sur le partenariat (RS 211.231) continuent de s’appliquer.
Testament / contrat de succession: peut déroger aux parts d’héritage légales, pour autant que les droits des héritiers réservataires soient respectés (CC art. 470 et ss.).
Champ d’application: SwissImmigrationPro ne fournit pas de conseils en matière de droit successoral. Pour les questions relatives à la succession (certificat d’hérédité, inventaire, partage successoral, situations internationales avec des biens à l’étranger, violations des droits aux parts légitimes, impôt sur les successions), veuillez vous adresser à un notaire ou à un avocat spécialisé en droit successoral. Dans le cas de successions internationales (biens ou héritiers à l’étranger), il convient de tenir compte du règlement européen sur les successions n° 650/2012, pour autant qu’il existe des liens avec l’UE.
Acquisition de la nationalité suisse par décès du conjoint
La naturalisation facilitée, conformément à l’art. 21 de la loi sur la nationalité suisse (Bürgerrechtsgesetz), exige en principe l’existence d’un mariage avec une personne de nationalité suisse. Si la personne de nationalité suisse décède avant que les conditions ne soient remplies, la possibilité d’une naturalisation facilitée conformément à l’art. 21 de la loi sur la nationalité suisse est annulée.
Si la personne suisse, partie au contrat de mariage, décède après le dépôt d’une demande pour laquelle les conditions étaient déjà remplies, la procédure peut, dans certains cas, être poursuivie – VÉRIFIER la pratique actuelle du SEM. La naturalisation ordinaire (BüG, art. 9 et suivants, 10 ans de résidence, dont 3 des 5 dernières années) reste en principe possible.
Perte de l’autorisation – les situations les plus défavorables
Dans toutes les situations, le décès du titulaire du permis n’entraîne pas la prolongation du permis des membres de sa famille :
Mariage de moins de 3 ans + absence de motif personnel important supplémentaire: Si l’union conjugale a duré moins de 3 ans au moment du décès et qu’aucun autre motif justifiant la nécessité d’un séjour prolongé ne peut être invoqué en plus du décès lui-même (par exemple, un séjour antérieur de longue durée, des enfants scolarisés communs, une situation personnelle difficile en cas de retour), l’octroi de l’autorisation est incertain au cas par cas.
Perception continue d’allocations sociales: peut entraîner la révocation de l’autorisation conformément à l’art. 62, al. 1, let. e LEI. Important: la perception temporaire pendant la phase aiguë du deuil est généralement évaluée avec plus de nuances dans la pratique cantonale ; la perception continue, en revanche, est un motif de révocation.
Cas de rigueur, art. 30 LEI: Dans les situations où ni l’art. 50 LEI ni d’autres voies ne sont applicables, la demande de cas de rigueur (art. 30, al. 1, let. b, LEI, art. 31 OASA) peut être envisagée comme une possibilité subsidiaire. Les conditions sont strictes (cas de rigueur particulier, enracinement individuel en Suisse, risque de réintégration difficile dans le pays d’origine). Voir life-events/le_haertefall_art30.md pour un traitement détaillé.
Aperçu de la pratique cantonale — décès et art. 50 LEI
La pratique cantonale en matière d’application par analogie de l’art. 50 LEI aux situations impliquant un décès est variable. L’aperçu suivant vise à donner une orientation pratique et ne constitue pas une déclaration contraignante sur les chances de succès individuelles (cf. cantonal/ca_*.md pour les profils cantonaux détaillés) :
Canton
Note sur la pratique en cas de décès (en général)
Zurich
Pratique stricte en cas de risque d’assistance sociale ; la preuve d’intégration (niveau A2 à l’oral, niveau B1 à l’écrit pour l’autorisation C) est systématiquement vérifiée. Le décès est reconnu comme un motif personnel important, mais ne remplace pas les autres conditions.
Berne
Comparable à Zurich ; plus accessible pour les enfants mineurs soumis à l’obligation scolaire en Suisse.
Vaud
Pratique relativement nuancée ; évaluation de l’intégration en tenant compte de l’activité professionnelle et des liens avec le canton. La preuve de compétences en français au niveau A2 à l’oral est la norme.
Genève
Pratique nuancée ; importance accordée aux liens sociaux et à la situation professionnelle. Les justificatifs du CSP sont reconnus.
Bâle-Ville
Pratique standard ; généralement facile à gérer en cas de documentation complète (langue, travail, impôts).
Tessin
Pratique propre ; la maîtrise de l’italien est importante.
Ce tableau ne remplace pas un conseil personnalisé. Dans toute situation où la validité de l’autorisation pourrait être compromise, il convient de solliciter un premier entretien avec un avocat dans la langue du canton concerné – le SIP peut organiser cet entretien sur demande.
Cas particulier — décès pendant une procédure de prolongation ou de demande d’autorisation d’établissement en cours.
Décède-t-il ou elle, la personne titulaire de l’autorisation, pendant une procédure déjà en cours (par exemple, une demande de type C de la part du conjoint étranger, une demande de regroupement familial d’un enfant, une demande de naturalisation), la procédure n’est généralement pas automatiquement interrompue, mais elle est poursuivie en tenant compte des circonstances modifiées. La personne étrangère doit informer sans délai les autorités migratoires ou le SEM du décès et, le cas échéant, soumettre des documents supplémentaires. Il est important de bénéficier d’un accompagnement juridique, car les chances de succès peuvent varier considérablement en fonction du stade de la procédure.
Parcours de crise — Deuil et accompagnement
Le décès d’un conjoint ou d’un parent est un événement traumatisant qui dépasse largement les questions de droit des migrations. SIP-v3 en tient compte et renvoie vers les organismes d’accompagnement suivants (il ne s’agit pas de prestations propres à SIP) :
Caritas Suisse — Accompagnement au deuil en plusieurs langues, souvent assuré par des organismes cantonaux.
Pro Senectute — en cas de perte de membres de la famille plus âgés.
Croix-Rouge suisse — Offre des conseils aux migrants et aux migrantes dans plusieurs langues.
Services de conseil cantonaux pour les migrants et les migrantes (par exemple, HEKS, services partenaires d’OSAR, services cantonaux spécialisés en matière d’intégration).
Téléphone 143 («La Main Tendue») — en cas de détresse psychologique aiguë.
144 en cas d’urgence médicale.
Clara (l’assistant SIP-v3) confirme, lors de la première interaction avec une personne en deuil, le fait qu’elle a vécu un événement difficile avant de fournir une réponse informative et, le cas échéant, propose l’une des ressources mentionnées ci-dessus.
Lien croisé : crisis/cr_permit_expiring_soon.md (en vue de la constellation de crise liée au permis qui suivra).
Références — dans SIP-v3
life-events/le_divorce_art50.md — Art. 50 LEI, mécanisme applicable en cas de divorce (application parallèle possible).
life-events/le_marriage_to_swiss.md — Conclusion d’un mariage avec une personne suisse (situation préliminaire).
life-events/le_haertefall_art30.md — Cas de rigueur en tant que voie subsidiaire.
permits/permit_b_resident.md — Autorisation de séjour B.
permits/permit_c_settled.md — Autorisation d’établissement C.
permits/permit_ci_io_dependents.md — Autorisation Ci et regroupement familial.
permits/permit_a_recognised_refugee.md — réfugiés reconnus, LAsi art. 51.
permits/permit_naturalisation_paths.md — Voies de naturalisation après le décès du conjoint de nationalité suisse.
framework/fw_aig_vzae_glossary.md — Explication approfondie des termes de la LEI/OASA.
framework/fw_fza_vfp_glossary.md — Configurations de l’ALCP.
framework/fw_asylg_glossary.md — Configurations de la LAsi.
framework/fw_bug_2018_glossary.md — Cadre relatif à la nationalité.
Ce que le SIP ne couvre pas (limites de la couverture)
Pas d’accompagnement en cas de deuil. SIP n’est pas un service psychosocial. Orientation vers Caritas, Pro Senectute, SRK, tél. 143.
Pas de conseil en matière de droit successoral. Pour les questions relatives à la succession, à l’acte de notoriété, au partage successoral, aux successions internationales et aux impôts sur les successions : s’adresser à un notaire ou à un avocat spécialisé en droit successoral.
Aucun conseil en matière d’assurance sociale. Pour les rentes AI/AV pour veuves/veuves, orphelins, les prestations BVG pour personnes à charge : caisse de compensation, caisse de pension, www.ahv-iv.ch.
Pas de conseil fiscal. L’impôt sur les successions est cantonal (dans plusieurs cantons, il est de 0 % pour les descendants directs et les conjoints, mais pas dans tous) : s’adresser à un office fiduciaire ou à l’administration fiscale cantonale.
Aucune évaluation des chances de succès individuelles concernant le maintien du permis («Vous conserverez certainement votre permis» / «Vous perdrez certainement votre permis»). Cette évaluation est effectuée uniquement par le mandataire juridique désigné, après examen du dossier et contact avec le canton.
Aucune représentation auprès du service de la population ou devant les tribunaux. SIP propose une assistance juridique, mais ne la remplace pas.
Ausländervorzug
Der Ausländervorzug ist ein in der Schweiz bestehendes Arbeitsmarktprinzip, das besagt, dass bei der Einstellung von Arbeitnehmern Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C vor ausländischen Arbeitnehmern bevorzugt werden müssen, wenn diese gleich qualifiziert sind.
Rechtsgrundlage
Die Rechtsgrundlage für den Ausländervorzug ist in Artikel 11 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) bzw. der Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb) geregelt.
Anwendungsbereich
Der Ausländervorzug gilt für alle Arten von Arbeitsverhältnissen, einschliesslich Teilzeitarbeit und befristeten Arbeitsverträgen. Er findet Anwendung, wenn ein Arbeitgeber eine Stelle besetzen möchte und gleichzeitig einen Schweizer Bürger oder eine Person mit einer Niederlassungsbewilligung C und einen ausländischen Arbeitnehmer in Betracht zieht, die gleich qualifiziert sind.
Ausnahmen
Es gibt einige Ausnahmen vom Ausländervorzug. So dürfen beispielsweise hochqualifizierte Fachkräfte aus dem Ausland eingestellt werden, wenn keine geeigneten Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C zur Verfügung stehen. Auch bei der Besetzung von Schlüsselpositionen in Unternehmen dürfen ausländische Arbeitnehmer bevorzugt werden, wenn dies im Interesse des Unternehmens liegt.
Kontrolle
Die Einhaltung des Ausländervorzugs wird durch die kantonalen Arbeitsämter kontrolliert. Bei Verstössen können BuSsen verhängt werden.
Kritik
Der Ausländervorzug ist in der Schweiz umstritten. Befürworter argumentieren, dass er dazu beiträgt, die Arbeitsplätze der Schweizer Bevölkerung zu sichern. Kritiker bemängeln, dass er zu einer Diskriminierung ausländischer Arbeitnehmer führt und die internationale Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft beeinträchtigt.
Siehe auch
Arbeitsmarkt
Ausländer- und Integrationsgesetz (AIG)
Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb)
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Dernière mise à jour : 18.05.2026 — Première version rédigée par l’IA. Priorité PHANTOM G13 (petite cohorte, conséquences catastrophiques en cas de non-respect du délai). En attente d’examen et d’approbation par l’avocat(e) responsable (ADR-016) ainsi que par le spécialiste/la spécialiste des questions familiales inscrit(e) auprès de la BFR (ADR-020 D5). Plusieurs citations de décisions du Tribunal fédéral et les délais de déclaration cantonaux sont marqués avec « VERIFY » et doivent être confirmés définitivement avant la publication. Pour chaque question individuelle, Clara renvoie immédiatement à l’avocat(e) désigné(e) et, si nécessaire, aux services d’accompagnement au deuil.