Ascona, Lago Maggiore · Dietmar Rabich / CC BY 3.0 DE
Autorisations de séjour · Ci
Ci — Personnes accompagnatrices IO/diplomatie
Autorisation pour les membres de la famille des fonctionnaires et diplomates internationaux.
Dernière vérification
03.06.2026
Loi en vigueur au
01.01.2008 (GSG in-force); current consolidation 2024
Articles de loi
4 référencés
Temps de lecture
21 min
État au: 01.06.2026 · Instantané
Autorisation C — séjour pour les personnes accompagnant le personnel des organisations internationales et des représentations diplomatiques
Questions fréquentes
4 réponses sur ce thème.
Questions concrètes fréquemment posées autour de Ci — Personnes accompagnatrices IO/diplomatie.
Conjoints et enfants (jusqu’à 25 ans) du personnel des organisations internationales (ONU, OMS, OMC, CICR, UIT, etc.) et des diplomates titulaires d’une carte de légitimation. Délivrance par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), et non par le service cantonal de la population. Demande à adresser à l’organisation internationale/mission compétente.
: 01.01.2008 — entrée en vigueur de la loi sur le séjour des étrangers (LSE, RS 192.12); il est tenu compte des consolidations jusqu’en 2024 ainsi que de la pratique actuelle du DFAE et des services cantonaux de la population, notamment de l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) de Genève.
Statut
: Projet rédigé par une IA — en attente d’examen par l’avocat(e) responsable (CLR — Lawyer-of-Record).
De quoi il s’agit
La permis Ci est un permis de séjour spécial avec autorisation de travailler, accordé aux membres de la famille des personnes qui travaillent en Suisse en tant que collaborateurs d'une organisation internationale, d'une mission permanente, d'une ambassade étrangère ou d'un consulat. Il ne réglemente pas le statut de la personne principale elle-même (la personne principale reçoit généralement une carte de légitimation du DFAE avec les lettres B, C, D, E, F, H, I, K, O, P ou S, selon sa fonction), mais le statut qui en découle pour ses membres de la famille.
L’autorisation Ci est juridiquement distincte du droit ordinaire sur les étrangers : elle repose principalement sur la loi sur les organisations internationales (LOI, RS 192.12) et l’ordonnance sur les organisations internationales (O-LOI, RS 192.121), et la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI, RS 142.20) ne s’applique qu’en second lieu. Cette réglementation spéciale est l’expression des obligations que la Suisse a assumées en tant qu’État d’accueil de nombreuses organisations internationales, notamment à Genève.
Contexte genevois. Rien qu'au niveau de la région du lac Léman, environ 40 000 personnes vivent sous le régime du pays d'accueil : il s'agit des employés des Nations unies à Genève, de l'OMS, de l'UIT, de l'OMPI, de l'OIM, du CICR, de GAVI, du Fonds mondial, de l'OIT, du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, du HCR, de la CNUCED et de plus de quarante autres organisations, sans oublier les missions permanentes et les consulats. L'autorisation Ci concerne directement leurs conjoints et leurs enfants, et constitue donc à Genève le « régime spécial » le plus important en termes de nombre, après les autorisations B et C classiques.
Base juridique — ce qui est réellement applicable
Droit fédéral
Loi sur les missions étrangères (LME, RS 192.12) — Base juridique principale. L’art. 1 LME décrit le champ d’application : organisations interétatiques, institutions internationales, conférences internationales, missions permanentes, missions spéciales, postes consulaires ainsi que tribunaux arbitraux et autres organismes similaires.
Ordonnance sur les personnes accompagnatrices (V-GSG, SR 192.121) — Ordonnance d’exécution. Elle contient les dispositions détaillées relatives au séjour des personnes accompagnatrices, notamment :
Art. 17 V-GSG — Accès de la personne accompagnante au marché du travail.
Art. 20 V-GSG — Maintien du statut après la cessation de l’activité de la personne principale.
(Les numéros d’article cités doivent être vérifiés à la lumière de la consolidation actuelle de la V-GSG.)
Loi sur les étrangers et l’intégration (LEI, RS 142.20) — s’applique de manière subsidiaire là où la LGM et l’O-LGM ne contiennent pas de réglementation propre, notamment lors du passage d’une autorisation Ci à une autorisation B ordinaire ou en cas d’intégration sociale au sens de l’art. 58a LEI.
Pratique administrative
EDA — Manuel pour les missions permanentes (également intitulé « Manuel d’application du régime des privilèges et immunités ») — ouvrage de référence opérationnel du Département fédéral des affaires étrangères. Il précise la pratique relative à la délivrance de la carte de légitimation, définit les catégories des personnes accompagnantes et décrit la collaboration avec les services cantonaux de la population en matière de délivrance des permis de séjour.
SEM — Instructions relatives à l’État d’accueil: instructions spécifiques du Secrétariat d’État aux migrations concernant l’interface entre le statut GSG et le droit ordinaire sur les étrangers.
OCPM Genève — pratique cantonale : l’Office cantonal de la population et des migrations dispose d’une Section des organisations internationales qui est chargée de l’émission opérationnelle des permis C, ainsi que de la préparation de la transition vers des permis B ordinaires.
Qui peut obtenir une autorisation C ?
Sont, conformément à l’art. 17 de l’ordonnance sur la vérification des diplômes et à la pratique du DFAE, en principe éligibles :
Conjoints et partenaires enregistrés de la personne principale (personne accompagnante au sens strict) ;
Enfants jusqu’à la fin de leur 25e année, pour autant qu’ils dépendent économiquement de la personne principale ou qu’ils suivent une formation à plein temps ;
Autres membres de la famille, de manière exceptionnelle (par exemple, parents, frères et sœurs) qui vivent dans le même foyer et dont il est prouvé qu’ils dépendent de la personne principale – la pratique est restrictive et varie d’un cas à l’autre.
Ne sont toutefois pas tenus de fournir un certificat de conformité:
anciens conjoints après un divorce définitif : le droit cesse d’exister avec le divorce ; voir la section « Séparation de la personne principale » ainsi que le fichier comparatif life-events/le_divorce_art50.md ;
Partenaires de vie non liés par un partenariat enregistré, pour autant que le DFAE ne reconnaisse pas, dans un cas particulier, une forme de « concubinage stable » (la pratique est restrictive et peu uniforme, VÉRIFIER dans le manuel du DFAE) ;
Les personnes qui sont elles-mêmes titulaires d’une carte de légitimation – elles reçoivent leur propre carte et non une autorisation Ci ;
Les membres de la famille des personnes disposant d’une autorisation LEI ordinaire (B, C, L, G) sont soumis aux dispositions de la LEI relatives au regroupement familial (art. 42 à 45) et non au régime de la LStrI.
Distinction importante. L’autorisation Ci n’est pas le regroupement familial pour les membres de la famille de citoyens suisses. Ceux-ci reçoivent une autorisation B conformément à l’art. 42 LEI. La confusion fréquente « Ci = famille de citoyens suisses » est incorrecte et conduit à des erreurs dans les conseils. Pour la situation correcte, veuillez consulter le fichier life-events/le_family_reunification_swiss_citizen.md (en préparation).
Que peut faire le titulaire d’une autorisation C ?
Activité lucrative
Le point le plus important pour la pratique : l’autorisation Ci permet l’exercice d’une activité lucrative – et ce, sous une forme considérablement simplifiée par rapport au régime ordinaire de la LEI :
L’exercice d’une activité salariée est autorisé sans contrôle préalable du marché du travail cantonal. En particulier, le principe de priorité aux nationaux, prévu à l’art. 21 de la LEI, ne s’applique pas. La personne accompagnante peut, en principe, travailler auprès de tout employeur en Suisse, que ce soit dans le secteur privé, dans l’administration publique (Confédération, cantons, communes), dans des organisations non gouvernementales ou dans une autre organisation internationale.
L’activité indépendante est également possible, conformément à l’art. 17 de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP). Elle est soumise aux obligations générales en matière de commerce, d’impôts et de sécurité sociale en Suisse, mais pas aux restrictions du droit des étrangers qui s’appliquent aux ressortissants de pays tiers en vertu de l’ALCP.
Les études et la formation sont possibles sans autorisation supplémentaire ; une autorisation spéciale pour étudiants (généralement une autorisation B au sens de l’art. 27 LEI) n’est pas nécessaire.
Les restrictions spécifiques à la profession restent en vigueur. Quiconque, en tant que titulaire d’un permis C, souhaite exercer une activité réglementée (médecin, avocat, architecte, infirmier, enseignant) est soumis à la procédure générale de reconnaissance des diplômes étrangers (procédure BBT/SRK ou inscription au registre cantonal des avocats, art. 6 LLCA). Le permis C n’est pas un substitut à l’autorisation d’exercer une profession.
Protection sociale
Les personnes accompagnant les bénéficiaires d’une autorisation C sont en principe soumises à la sécurité sociale suisse (AVS/AI, AL, LAA, assurance maladie selon la LAMal) dès qu’elles exercent une activité lucrative. Cela contraste avec la personne principale, dont l’obligation d’assurance sociale est généralement régie par l’accord sur le siège de l’organisation ou par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques (exonération ou propre système de l’organisation).
En pratique, cela signifie que lorsqu’une titulaire d’un permis C commence à travailler, elle doit s’inscrire auprès de la caisse de compensation cantonale compétente, choisir une assurance maladie suisse et, le cas échéant, souscrire une assurance de prévoyance professionnelle (assurance LPP par l’intermédiaire de l’employeur).
Durée de validité et prolongation
L’autorisation Ci est accessoire au statut de la personne principale :
Elle est généralement délivrée en même temps que l’accréditation de la personne principale par le DFAE et est inscrite dans le permis de séjour (carte de séjour Ci) qui est délivré par le service cantonal de la population — à Genève, par l’OCPM.
La durée de validité correspond à la durée du contrat ou de la mission de la personne concernée, généralement échelonnée en fonction de la durée du contrat.
Prolongation: Elle s’effectue en même temps que le renouvellement de la carte de légitimation de la personne principale. Une prolongation autonome de l’autorisation Ci sans prolongation de l’accréditation de la personne principale n’est pas prévue.
Extinction des droits: Lorsque l’activité de la personne principale prend fin – par exemple, en raison de la fin d’une mission, d’une retraite, d’une mutation vers un autre lieu de travail ou d’un décès –, le droit de la personne accompagnante à l’obtention de l’autorisation Ci est, en principe, également éteint.
Conform à l’art. 20 de l’ordonnance sur l’admission et le séjour (V-GSG) (VÉRIFIER le numéro d’article à la lumière de la consolidation actuelle), la personne accompagnante dispose, après la fin de l’activité de la personne principale, d’un délai de 90 jours pour quitter la Suisse ou pour déposer une demande de conversion en une autorisation de séjour ordinaire (autorisation B) auprès de l’autorité cantonale compétente en matière de migrations, conformément à la loi sur l’étranger et l’intégration (LEI).
Conversion de permis Ci en permis B après la fin de l’activité de la personne principale
C'est le moment le plus délicat pour de nombreuses familles, et donc le moment où un conseil juridique compétent est le plus nécessaire (priorité PHANTOM G11 : « perte des droits au bord du précipice » à la fin de l’activité d’IO).
Généralités
La V-GSG ne prévoit pas de transition automatique du permis Ci vers un permis B. L'accompagnateur passe plutôt, après l'expiration du délai de 90 jours, au droit ordinaire des étrangers, où il est traité comme tout autre ressortissant d'un État tiers, avec la différence essentielle que sa période de séjour en Suisse jusqu'à présent, dans le cadre du régime Ci, n'est en principe pas prise en compte pour la durée de séjour requise pour l'obtention d'un permis d'établissement (art. 34 LEI) ou pour la naturalisation (art. 9 LN).
Cette non-prise en compte de la durée de séjour dans le cadre du GSG est l’une des conséquences les plus importantes du régime spécial. Une famille peut avoir vécu quinze ans à Genève – les enfants fréquentant l’école locale et la personne accompagnante exerçant une activité professionnelle – et, après la fin de la mission auprès des Nations unies de la personne principale, être tout de même considérée, au sens de la LEI, comme une « personne de nationalité tierce nouvellement arrivée ». La pratique exacte de prise en compte fait l’objet de discussions entre le DFAE, le SEM et les cantons et constitue un sujet de développement juridique continu – VÉRIFIER en se référant à la directive actuelle du SEM concernant le pays d’accueil.
Voies de recours
Dans le délai de 90 jours, les éléments suivants peuvent être pris en considération pour la conversion :
Autorisation de séjour B pour motif d’activité lucrative (art. 18 ss LEI) — si la personne accompagnée a exercé une activité lucrative qualifiée pendant la période Ci et que l’employeur dépose la demande. Les conditions habituelles s’appliquent alors (contingent, intérêt économique général, priorité aux nationaux, conditions personnelles).
Autorisation de séjour B pour cas de rigueur (art. 30, al. 1, let. b, LEI) — accordée en cas de liens particulièrement étroits avec la Suisse, notamment en cas de séjour de longue durée, d’intégration des enfants et d’impossibilité de retour. Voir le fichier parallèle life-events/le_haertefall_art30.md.
Autorisation de séjour B en raison du mariage avec un(e) citoyen(ne) suisse ou avec une personne titulaire d’une autorisation B/C — si la personne accompagnée a contracté mariage avec une personne autorisée à séjourner en Suisse pendant la période de validité de l’autorisation Ci (regroupement familial conformément aux articles 42 et 43 de la LEI).
Autorisation d’étudiant (art. 27 LEI) — si la personne a commencé des études en Suisse et souhaite les poursuivre.
Dans la pratique de Genève, l’OCPM Genève traite ces demandes de modification dans un service spécialement créé à cet effet, en coordination avec la Section des organisations internationales. La préparation du dossier – notamment la documentation de l’intégration des enfants, de l’ancrage professionnel et des compétences linguistiques en langue suisse – devrait commencer bien avant la fin de la période d’accréditation de la personne principale, idéalement six à douze mois à l’avance.
Séparation de la personne principale
Divorce
Le statut d’accompagnant est supprimé avec le divorce définitif. L’ancienne épouse/l’ancien époux perd la condition d’éligibilité liée au lien conjugal avec la personne principale et, par conséquent, le droit de séjour en vertu de l’accord sur la libre circulation des personnes.
En pratique, la personne divorcée est soumise au droit ordinaire sur les étrangers. Les options suivantes sont possibles :
Séjour après l’art. 50 LEI — si l’union conjugale a duré au moins trois ans et que l’intégration a été réussie, ou si d’importantes raisons personnelles justifient un séjour plus long. L’application précise de l’art. 50 LEI aux anciennes situations de droit du couple est nuancée dans la jurisprudence du Tribunal fédéral — VÉRIFIER à l’aide de la jurisprudence actuelle du Tribunal fédéral. Voir le fichier life-events/le_divorce_art50.md pour un traitement détaillé.
Cas de rigueur selon l’art. 30 LEI — voir ci-dessus.
Permis B indépendant en raison d’une activité lucrative — si la personne divorcée exerce en Suisse une activité lucrative qualifiée.
Décès du personnage principal
En cas de décès de la personne concernée pendant la durée d’une mission, les dispositions spéciales de l’art. 20 de l’ordonnance sur les prestations en cas de perte de revenus (V-GSG) (VÉRIFIER le numéro d’article) s’appliquent en conséquence : délai de 90 jours, possibilité de modification. De plus, l’art. 50, al. 1, let. c de la LEI prévoit une disposition explicite concernant le droit de séjour en cas de décès du conjoint. La pratique distingue ici les différentes situations en fonction des circonstances spécifiques : durée du mariage, intégration, présence d’enfants.
Famille du titulaire du permis C/de la titulaire du permis C
Une titulaire d’un permis C peut, à son tour, faire venir ses membres de famille, en distinguant les cas suivants :
Conjoint d’une titulaire d’une autorisation C: Si le conjoint est lui-même un membre de la famille de la personne principale, il reçoit également une autorisation C, dérivée de la personne principale et non de la titulaire de l’autorisation C. S’il n’est pas un membre de la famille de la personne principale, mais qu’il s’agit d’une relation ultérieure, les dispositions ordinaires de la loi sur l’étranger et l’intégration (art. 44 LEI) s’appliquent, avec ses conditions plus restrictives.
Enfants de moins de 18 ans: reçoivent une autorisation Ci sans droit de séjour jusqu’à leur majorité. À partir de l’âge de 18 ans et jusqu’à la fin de leur 25e année, l’autorisation Ci peut être renouvelée – pour autant que la formation à plein temps soit poursuivie – et alors avec un droit de séjour.
Enfants majeurs de plus de 25 ans: ils n’ont pas droit à une autorisation Ci propre et doivent, le cas échéant, demander une autorisation B propre (études, activité professionnelle).
Statut fiscal — une source fréquente de malentendus
C’est là que la pratique présente le plus souvent des lacunes, et c’est donc un domaine dans lequel il convient de donner la priorité à l’information (note PHANTOM) :
La personne concernée (titulaire de la carte de légitimation) est, en vertu de la Convention de Vienne et/ou de l’accord sur le siège de son organisation, généralement exonérée des impôts directs suisses sur son salaire, mais son statut personnel reste différencié (domicile fiscal, impôt sur la fortune sur les biens situés en Suisse, impôt foncier, etc.).
La titulaire de la carte Ci est, en revanche, — dès qu’elle commence à exercer une activité professionnelle — typiquement soumise à l’impôt sur les revenus tirés de cette activité. La carte de légitimation de la personne principale ne s’étend pas aux revenus professionnels de la personne accompagnante. Plus précisément :
En tant que ressortissante d’un État tiers ne disposant pas d’une autorisation C, la titulaire d’une autorisation Ci est généralement soumise à l’impôt à la source.
Si le revenu imposable dépasse CHF 120 000 (montant variable selon les cantons), une imposition ordinaire ultérieure est effectuée.
VÉRIFIER la pratique cantonale genevoise : l’Office cantonal de la population et des migrations coordonne en partie ses activités avec l’Administration fiscale cantonale (AFC) — le statut fiscal de la personne accompagnante n’est pas automatiquement identique à son statut en matière de droit des étrangers.
Cotisations sociales : La titulaire d’un permis Ci verse les cotisations sociales suisses (AVS/AI/APG, AL, LPP, LPN) comme toute autre travailleuse en Suisse, pour autant qu’elle exerce une activité professionnelle.
L’affirmation fréquemment rencontrée selon laquelle « en tant que membre de la famille d’un employé des Nations unies, je suis exonéré d’impôts » ne s’applique pas à la titulaire d’un permis Ci en général, et un comportement fondé sur cette affirmation peut entraîner d’importantes réclamations fiscales.
Carte de légitimation ≠ Autorisation Ci — la séparation juridique
Cette clarification terminologique est essentielle, car elle est souvent source de confusion dans la pratique :
La carte de légitimation est délivrée par le DFAE. Il s’agit du document principal pour la personne concernée — diplomates, fonctionnaires internationaux, agents consulaires — et elle porte un code alphabétique (B = catégorie diplomatique la plus élevée ; C, D, E, F = catégories inférieures ; H = certains employés de droit privé d’une OI sans privilèges ; K = personnel de maison ; etc.). Elle confère les privilèges et immunités prévus par le siège conventionnel ou la Convention de Vienne.
L’autorisation C est délivrée par le service cantonal de la population (coordonnée par le SEM). Il s’agit d’une autorisation de séjour au sens de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI). Elle n’accorde aucun privilège ou immunité diplomatique.
Conséquence pratique : la titulaire du permis Ci n’est pas protégée par l’immunité diplomatique. Elle est soumise à la compétence civile, pénale et administrative suisse, comme toute autre personne étrangère titulaire d’une autorisation de séjour en Suisse.
Ce que le permis Ci n’est pas
Afin d’éviter les confusions les plus fréquentes :
Il ne s’agit pas du regroupement familial pour les familles de citoyens suisses. Ceux-ci reçoivent une autorisation de séjour B conformément à l’art. 42 LEI (dans le cas d’une situation relevant du droit de libre circulation : art. 7 ALCP). Voir — dès sa création — le fichier life-events/le_family_reunification_swiss_citizen.md.
La carte d’identité n’est pas une autorisation pour les employés des Nations Unies eux-mêmes. Ceux-ci reçoivent une carte de légitimation du DFAE, et non une carte d’identité. La carte d’identité est exclusivement destinée à leurs accompagnateurs.
Il ne s’agit pas du statut général des ressortissants de pays tiers. Les ressortissants de pays tiers qui ne sont pas liés à une organisation internationale ou à une représentation diplomatique reçoivent – selon les circonstances – une autorisation L, B ou C en vertu de la LEI, et non une autorisation Ci.
Il ne s’agit pas du régime d’asile ou de protection. Quiconque cherche une protection pour des raisons humanitaires relève de la LAsi ou de l’ordonnance sur la protection – et non de la LLCA. Voir, par exemple, le fichier permits/permit_s_ukraine_temporary_protection.md pour le statut S.
Pratique particulière de Genève — Indications pour le conseil
Étant donné que la majorité des permis Ci sont délivrés à Genève, il est intéressant d’examiner la pratique cantonale :
L’OCPM de Genève dispose d’une section des organisations internationales qui travaille en étroite collaboration, tant sur le plan géographique qu’organisationnel, avec le Bureau de l’Hôte du DFAE. Les demandes y sont traitées de manière centralisée.
Lors du passage de l’autorisation Ci à B, l’OCPM applique une pratique propre qui, dans le cadre du droit fédéral, tient compte de l’enracinement de longue date de la famille à Genève. Les critères exacts ne sont pas codifiés publiquement et relèvent de la pratique administrative, et non du droit formel. Une consultation approfondie tient compte de cette pratique.
Intégration scolaire: La titulaire d’un permis Ci et ses enfants peuvent fréquenter à la fois les écoles publiques de Genève (Département de l’instruction publique, DIP) et les écoles internationales (Ecole internationale de Genève, ISG, Lycée français, etc.). Ce choix n’a pas d’influence directe sur le plan du droit des étrangers, mais il peut jouer un rôle dans une argumentation ultérieure relative à un cas de rigueur (art. 30 LEI) – une forte intégration scolaire dans le système scolaire public est, dans la pratique, davantage prise en compte.
Représentation juridique dans le canton de Genève: CLR (Lawyer-of-Record) s’occupe régulièrement des situations susmentionnées. Pour les mandats, veuillez contacter directement le cabinet d’avocats.
Quand il est conseillé de recourir à un avocat.
Contrairement à l’autorisation B/C ordinaire, la densité des conseils dans le régime Ci est traditionnellement plus faible (les services des ressources humaines des organisations internationales apportent souvent leur aide lors de la première délivrance), et les moments les plus délicats sur le plan juridique se situent en fin de séjour :
avant la fin de la période d’accréditation des personnes principales (idéalement six à douze mois à l’avance) : préparation de la transition de Ci à B ;
en cas de divorce ou de séparation, notamment lorsque des enfants sont soumis à l’obligation scolaire en Suisse ;
en cas de décès de la personne principale, notamment si la personne accompagnante n’exerce pas d’activité professionnelle indépendante ;
en cas de litiges avec la personne concernée concernant l’utilisation de la carte de légitimation (par exemple, en cas de violence domestique, les dispositions spéciales de protection prévues à l’art. 50, al. 2, de la LEI s’appliquent par analogie, VÉRIFIER);
en cas de litiges fiscaux concernant l’étendue de l’obligation fiscale de la titulaire d’une Ci ;
en cas de naturalisation ultérieure, car la prise en compte de la durée de séjour en vertu du GSG fait l’objet de débats.
Dans toutes ces situations, il est recommandé de mandater un avocat ou une avocate inscrit(e) au registre cantonal des avocats ; l’obligation de conseil au sens de l’art. 12 LLCA est ici particulièrement marquée.
Sources et références complémentaires
Sources primaires
Loi sur le séjour des étrangers (LSE, RS 192.12) — https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2007/719/deVÉRIFIER la version consolidée.
Ordonnance sur les États d’accueil (V-GSG, RS 192.121) — https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2008/734/deVÉRIFIER la version consolidée.
Loi sur les étrangers et l'intégration (LEI, RS 142.20) — https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2007/758/de.
Ordonnance sur l’admission, le séjour et l’activité lucrative (OASA, RS 142.201) — https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2007/759/de.
Pratique administrative
EDA — Manuel pour les missions permanentes / Manuel d’application du régime des privilèges et immunités: https://www.eda.admin.ch/missions/mission-onu-geneve/de/home/manuel-application-regime/intro.htmlVÉRIFIER l’URL actuelle et le niveau de consolidation.
SEM — Instructions du pays d’accueil : à consulter à l’adresse suivante : https://www.sem.admin.ch/sem/de/home/publiservice/weisungen-kreisschreiben.html.
OCPM Genève — Section des organisations internationales : https://www.ge.ch/organisation/office-cantonal-population-migrations.
Fichiers connexes dans le corpus
life-events/le_divorce_art50.md — Situation après la dissolution du mariage (en subsidiaire, en cas de constellation Ci).
life-events/le_haertefall_art30.md — Cas de rigueur selon l’art. 30 LEI (voie de régularisation subsidiaire).
permits/permit_naturalisation_paths.md — il convient de noter que la question litigieuse de la prise en compte de la durée de séjour en vertu du GSG est à prendre en considération.
cantonal/major_canton_geneva.md — pratique spécifique de l’OCPM au niveau cantonal (en préparation).
life-events/le_family_reunification_swiss_citizen.md — le type de permis correct pour les membres de la famille de citoyens suisses, et non le permis Ci (en préparation).
life-events/le_death_of_permit_holder.md — Que faire après le décès du titulaire du permis (en préparation).
Anti-Scope
Ce fichier ne fournit aucune prévision sur les chances d’obtention d’une autorisation individuelle (no-eligibility-prediction). Il ne remplace pas les conseils d’un avocat ou d’une avocate inscrit(e) au registre cantonal des avocats (BGFA). Une évaluation concrète des perspectives de conversion d’une autorisation Ci en autorisation B dans une situation spécifique est effectuée exclusivement dans le cadre d’un mandat.
Note sur les révisions
Ce fichier est identifié comme un brouillon généré par l’IA. Une vérification du contenu par CLR (Lawyer-of-Record) est requise avant sa publication. Toutes les références marquées avec VERIFY doivent être vérifiées par rapport à Fedlex, au manuel du DFAE et aux instructions actuelles du SEM lors de la phase finale de relecture. Le seuil de rafraîchissement est de 90 jours (stale_threshold_days: 90), et la priorité de Genève est indiquée par geneva_priority: high.