Modification du statut, annonce d’arrivée, délivrance de l’autorisation pour le nouveau-né.
Dernière vérification
03.06.2026
Loi en vigueur au
01.01.2024
Articles de loi
12 référencés
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23 min
État au: 01.06.2026 · Instantané
Naissance d’un enfant en Suisse — Dérivation de permis et nationalité suisse
Date d’entrée en vigueur
Questions fréquentes
3 réponses sur ce thème.
Questions concrètes fréquemment posées autour de Naissance d’un enfant..
L’enfant se voit en principe attribuer le permis dont dispose le parent ayant le statut le plus favorable : permis C pour l’un des parents, ce qui entraîne l’obtention d’un permis C pour l’enfant ; sinon, permis B. Si l’un des parents est de nationalité suisse, l’enfant acquiert automatiquement la nationalité suisse (principe de filiation, art. 1 Bürgerrechtsgesetz).
: Projet rédigé par l’IA, en attente de l’examen par l’avocat(e) responsable et le spécialiste en droit du statut personnel/droit de la nationalité.
De quoi il s’agit
Lorsqu’un enfant naît en Suisse, trois questions juridiques se posent, auxquelles il faut répondre simultanément :
Quelle nationalité l’enfant acquiert-il? — Question de nationalité, régie par la loi sur la nationalité suisse (BüG, SR 141.0).
L’enfant est-il inscrit au registre de l’état civil suisse ? — Question relative à l’état civil, régie par le Code civil (CC, SR 210) et l’ordonnance sur l’état civil.
Quelle autorisation de séjour l’enfant reçoit-il s’il n’acquiert pas la nationalité suisse ? — Question de droit des étrangers, régie par la loi sur les étrangers et l’intégration (AIG, RS 142.20), l’ordonnance sur l’admission, le séjour et l’activité lucrative (OASA, RS 142.201) ou l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP, RS 0.142.112.681) pour les familles de l’UE/AELE.
Ces trois questions sont généralement traitées dans le cadre d’une seule procédure auprès de l’office de l’état civil et du service cantonal de la population, mais l’ordre dans lequel elles sont traitées est précisément défini par la loi et peut être délicat dans le cas d’une situation complexe.
Trois configurations de base
Le traitement en matière d’immigration et de droit de la nationalité est fondé sur la nationalité et le statut de séjour des parents.
Configuration A — Au moins un des parents est de nationalité suisse.
L'enfant acquiert la nationalité suisse dès la naissance en vertu de l'art. 1 de la loi sur la nationalité suisse (principe du ius sanguinis – acquisition par filiation). Il n'y a pas de question de permis, car l'enfant n'a pas le statut d'étranger.
Situation B — Les deux parents sont de nationalité étrangère et possèdent un permis de séjour.
L'enfant se voit généralement attribuer une autorisation de séjour, dont le statut est dérivé de celui de ses parents (regroupement familial conformément à l'AIG, art. 42-44, ou à l'ALCP, annexe I, art. 3). La simple naissance en Suisse n'entraîne pas l'acquisition automatique de la nationalité suisse ; la Suisse ne suit pas le principe du jus soli.
Configuration C — Les deux parents légaux sont de nationalité étrangère et ne disposent d’aucun statut légal (N, F, S, réfugié-B ou sans permis).
L'enfant se voit attribuer le statut qui découle du type de permis dont bénéficie le parent principal (asile familial en vertu de l'art. 51 de la LAsi ou permis découlant du droit d'asile). Dans le cas de parents sans permis, la question de l'enregistrement de l'état civil se pose séparément de la question du droit des étrangers, voir framework/fw_asylg_glossary.md et life-events/le_haertefall_art30.md.
Acquisition de la nationalité suisse par naissance (cas A)
La norme — art. 1 LN
Art. 1, al. 1, LN énonce en substance : est Suisse ou Suisse de naissance toute personne dont l’un des parents au moins possède la nationalité suisse.
Ce qui compte, c’est le lien juridique entre les parents et l’enfant au moment de la naissance, et non pas nécessairement la filiation biologique, mais plutôt la filiation reconnue par le droit du statut personnel.
Père ou mère suisse marié(e)
Dans le cas de parents mariés, dont au moins l’un est de nationalité suisse, l’enfant acquiert automatiquement la nationalité suisse à la naissance. L’hôpital effectue l’annonce de naissance auprès du service de l’état civil dans les trois jours. Les parents présentent leurs pièces d’identité et leurs documents relatifs à l’état civil ; le service de l’état civil enregistre la naissance dans le registre suisse de l’état civil (Infostar) et indique la nationalité.
Père suisse non marié
Dans le cas de parents non mariés, la règle est plus nuancée :
Si la mère est de nationalité suisse, l’enfant acquiert automatiquement la nationalité suisse à la naissance (art. 1, al. 1, de la loi sur la nationalité suisse).
Si seul le père est suisse et que la mère est étrangère, l’enfant n’acquiert la nationalité suisse que lorsque la filiation paternelle est établie, soit par la reconnaissance de paternité conformément à l’art. 260 du Code civil, soit par un jugement de constatation de paternité. VÉRIFIER : La règle spéciale de l’art. 1, al. 2, de la loi sur la nationalité suisse (LNS) concernant l’effet rétroactif au moment de la naissance en cas de reconnaissance ultérieure ne s’applique que dans le cadre des conditions spécifiques et doit être clarifiée avec le service de l’état civil avant tout conseil au cas par cas.
Dans cette situation, l’ordre est déterminant : si la reconnaissance de la paternité est déclarée avant ou immédiatement après la naissance, l’enfant acquiert rapidement la nationalité suisse ; si la reconnaissance est retardée, l’enfant peut temporairement n’avoir que la nationalité de sa mère, ce qui a des conséquences sur les voyages, l’assurance et le permis de séjour.
Clarification importante — pas de droit du sol.
La Suisse n’applique pas le principe du jus soli. Une naissance sur le territoire suisse ne confère pas, en soi, la nationalité suisse. Cette règle est souvent mal comprise dans la pratique, notamment par les parents originaires d’États qui connaissent le principe du jus soli (États-Unis, Canada, plusieurs États d’Amérique latine). Clara doit communiquer cette information de manière précise à chaque fois qu’elle est interrogée sur une question de nationalité.
Patchwork — Les enfants de parents recomposés
La nationalité suisse d’un beau-parent ne se transmet pas au beau-enfant. Les beaux-enfants acquièrent la nationalité uniquement par adoption (art. 7, loi sur la nationalité suisse) ou par naturalisation facilitée, sous les conditions prévues aux art. 21 et ss. de la loi sur la nationalité suisse. Le simple mariage du parent biologique avec une personne de nationalité suisse ne confère pas au beau-enfant de statut de citoyen suisse.
Déclaration de naissance — procédure
La naissance d’un enfant déclenche une série d’annonces. L’ordre de ces annonces est défini par la loi, tant en matière d’état civil qu’en droit des étrangers.
Étape 1 — Déclaration de naissance par l’hôpital
L’hôpital où l’enfant est né est tenu de signaler la naissance dans les trois jours au service de l’état civil compétent. Cette annonce de naissance contient les données personnelles de la mère, la date et le lieu de naissance, ainsi que des informations sur l’enfant.
En cas d’accouchement à domicile ou en déplacement, les personnes compétentes (sage-femme, médecin, ou, en cas d’urgence, un des parents) sont tenues d’effectuer la déclaration.
Étape 2 — Inscription au registre de l’état civil
Les parents sont invités par l’office de l’état civil à présenter leurs documents d’identité et de statut civil :
pièces d’identité valides (passeport ou carte d’identité);
Certificat de famille, acte de mariage ou certificat de célibat ;
en cas de documents étrangers : éventuellement, traduction et légalisation (apostille).
Le service de l’état civil enregistre l’enfant dans Infostar, le registre suisse de l’état civil.
Étape 3 — Reconnaissance de la paternité pour les parents non mariés
Si les parents ne sont pas mariés, le père doit reconnaître formellement la paternité (CC, art. 260). Cette reconnaissance peut avoir lieu avant la naissance (reconnaissance prénatale) ou après la naissance, auprès du service de l’état civil du lieu de résidence de la mère ou du lieu de naissance de l’enfant. La reconnaissance est enregistrée dans Infostar.
Dans le cas d’une relation entre un citoyen suisse et un ressortissant étranger, la reconnaissance constitue l’élément juridique déterminant pour l’éventuelle acquisition de la nationalité suisse par le père (voir ci-dessus – père suisse non marié).
Étape 4 — Enregistrement cantonal de la nationalité
Si l’enfant acquiert la nationalité suisse par naissance, la nationalité, ainsi que le lieu et le canton d’origine, sont inscrits au registre de l’état civil. Les parents reçoivent ensuite une confirmation ; une carte d’identité ou un passeport suisse sont demandés séparément auprès du service cantonal des passeports.
Étape 5 — Demande de permis (situation B ou C)
Si l’enfant n’acquiert pas la nationalité suisse, il doit être déclaré aux autorités compétentes en matière de droit des étrangers. Conformément à l’OASA, art. 9, en relation avec l’art. 12, la naissance doit être signalée au service cantonal de la population dans les 14 jours ; le permis est ensuite délivré.
Les parents déposent généralement :
Extrait de l’acte de naissance de l’enfant ;
Copies des permis des deux parents ;
éventuellement, acte de mariage ;
en cas de parents non mariés : certificat de reconnaissance de paternité.
La durée de traitement varie d’un canton à l’autre et s’élève généralement de une à quatre semaines.
Dérivation du droit de séjour pour les enfants dont les deux parents sont de nationalité étrangère (situation B)
Le permis accordé à l’enfant est lié au statut de ses parents. La pratique se décline en trois situations principales comme suit :
Les deux parents sont titulaires d’une autorisation d’établissement C.
L'enfant reçoit généralement une autorisation d'établissement C. La base juridique est l'AIG, art. 43, en relation avec la pratique cantonale visant à accorder directement une autorisation C aux enfants nés en Suisse et dont les parents sont titulaires d'une autorisation C.
Les deux parents sont titulaires d’une autorisation de séjour B.
L'enfant se voit généralement délivrer une autorisation de séjour B (regroupement familial conformément à l'art. 44 de la LEI pour les parents de nationalité tierce ou à l'annexe I de l'ALCP pour les parents de nationalité UE/AELE).
Situation mixte — un parent titulaire d’une autorisation d’établissement C, l’autre titulaire d’une autorisation de séjour B
VÉRIFICATION : La pratique varie d’un canton à l’autre. Plusieurs cantons accordent dans cette situation une autorisation C à l’enfant, si le parent titulaire d’une autorisation C est, au regard du droit, le parent titulaire de l’autorisation principale et si le statut de ce dernier est déterminant pour le maintien de la famille. D’autres cantons accordent d’abord une autorisation B et prévoient de la transformer en autorisation C au moment où l’enfant remplit les conditions ordinaires pour l’obtention d’une autorisation C. Il convient de clarifier cette question au cas par cas avec le service cantonal de la population.
Parents ayant le statut FZA (citoyens de l’UE/AELE)
L'enfant reçoit une autorisation de séjour B-UE/AELE en tant que membre de la famille, conformément à l'annexe I, art. 3, de la FZA. Le droit à cette autorisation s'applique aux enfants jusqu'à l'âge de 21 ans, ou au-delà si l'enfant est en formation ou est effectivement entretenu par le parent ressortissant de l'UE/AELE.
Parents ayant une nationalité mixte (pays tiers/UE)
Ici, la LEI et l’ALCP se combinent. La base juridique applicable dépend de l’identité de l’un des parents qui constitue le « point d’ancrage » au regard du droit. VÉRIFIER : La pratique cantonale est nuancée et il convient de consulter régulièrement les directives du SEM.
Regroupement familial — Aperçu des bases juridiques
L’obtention du permis pour l’enfant né en Suisse est, sur le plan de la systématique juridique, une forme de regroupement familial en vertu de l’art. 42-44 de la LEI ou de l’annexe I, art. 3 de l’ALCP, même si l’enfant ne « suit » pas ses parents, mais naît chez eux.
Norme
Domaine d’application
Droit / Pouvoir d’appréciation
LEI, art. 42
Regroupement familial avec des ressortissants suisses (pertinent dans la constellation A pour d’éventuels frères et sœurs étrangers, mais pas pour l’enfant lui-même né en Suisse)
Droit (pour les enfants célibataires de moins de 18 ans)
LEI, art. 43
Regroupement familial avec les titulaires d’une autorisation d’établissement (C)
Droit (pour les enfants célibataires de moins de 18 ans)
LEI, art. 44
Regroupement familial avec les titulaires d’une autorisation de séjour (B) de pays tiers
Pouvoir d’appréciation — Conditions : vie commune, logement approprié, moyens financiers suffisants, éventuellement preuve de compétences linguistiques
ALCP, annexe I, art. 3
Membres de la famille des citoyens de l’UE/AELE
Droit — Enfants jusqu’à 21 ans, au-delà en cas de formation ou de soutien financier
LAsi, art. 51
Asile familial — enfants de réfugiés reconnus
En matière de délais, l’art. 47 de la LEI (délai de regroupement familial) ne s’applique pas à l’enfant né en Suisse, dont le statut découle directement de la déclaration de naissance. Le délai de 5 ans prévu à l’art. 47 est pertinent pour les frères et sœurs qui doivent être regroupés ultérieurement et qui sont nés à l’étranger, comme indiqué dans procedure/pr_deadlines_table.md.
Obligation d’annonce et délai (OASA, art. 9 et art. 12)
L’art. 9 de la VZAE prévoit l’obligation d’annonce en matière de droit des étrangers ; l’art. 12 de la VZAE fixe le délai. Dans la pratique, cela signifie que, lors de la naissance d’un enfant de nationalité étrangère en Suisse :
14 jours après la naissance pour l’annonce d’arrivée auprès du service cantonal de la population ;
l’annonce d’arrivée est généralement effectuée en même temps que l’inscription à l’état civil ;
en cas d’omission : possibilité d’annonce ultérieure, avec, le cas échéant, une dénonciation pour infraction et des frais.
La procédure cantonale exacte varie : certains cantons regroupent l’annonce de l’état civil et l’annonce auprès du service de la population dans un ensemble de formulaires, tandis que d’autres mènent les deux procédures séparément.
Reconnaissance de la paternité : les détails
Reconnaissance prénatale
Une reconnaissance de paternité est possible avant la naissance (reconnaissance prénatale). Elle est déclarée auprès de l’office de l’état civil et est consignée sous réserve de la naissance. Ceci est particulièrement utile dans le cas d’une relation entre un citoyen suisse et un citoyen étranger, afin que l’enfant puisse être inscrit dès la naissance avec la nationalité suisse.
Reconnaissance après la naissance
La reconnaissance est également possible après la naissance. Elle a un effet juridique rétroactif à la date de naissance, et l’enfant est inscrit en conséquence dans le registre de l’état civil. En cas de reconnaissance ultérieure par un père suisse, il convient de clarifier avec le service de l’état civil les effets sur la nationalité suisse dans le cas concret (art. 1, al. 2, de la loi sur la filiation, ou dispositions transitoires).
Constellations internationales — IPRG
Dans les situations transfrontalières (par exemple, un père étranger, une naissance à l’étranger, un double mariage), la loi fédérale sur le droit international privé (L DIP, RS 291) s’applique. La reconnaissance peut être effectuée par les autorités étrangères et être reconnue en Suisse ; les conditions sont strictes et doivent être clarifiées au cas par cas, en concertation avec l’office d’état civil et un avocat.
Adoption et nationalité suisse (LNS, art. 7)
Lorsqu’un enfant étranger est adopté par une personne suisse, l’enfant acquiert la nationalité suisse par l’adoption, conformément à l’art. 7 de la loi sur la nationalité suisse. Ceci s’applique à :
Adoption plénière selon le droit suisse ;
adoptions internationales qui sont reconnues en Suisse (Convention de La Haye de 1993, LDI).
L’adoption de l’enfant du conjoint ou du partenaire enregistré entraîne également l’acquisition de la nationalité suisse, pour autant que les conditions soient remplies.
Lien interne : Un document distinct sur l’adoption est en cours d’élaboration ; en attendant sa publication, Clara renvoie vers le service de l’état civil et vers la page thématique du SEM sur la nationalité.
Nationalité des enfants nés de parents étrangers non mariés
Si les deux parents sont de nationalité étrangère et ne sont pas mariés, l’enfant acquiert généralement la nationalité de la mère ; la règle exacte dépend toutefois du droit de la nationalité du pays d’origine des parents. La Suisse enregistre l’enfant avec la nationalité que le pays d’origine lui accorde.
Risque d’apatridie
Dans certains pays d’origine, un enfant né à l’étranger n’acquiert pas automatiquement la nationalité de sa mère ou de son père, notamment lorsque le droit de nationalité est strictement patrilinéaire et que le père est absent ou ne reconnaît pas l’enfant. Dans ces situations, un enfant peut naître apride.
L'apatridie est une situation précaire qui fonde des droits spécifiques (Convention relative au statut des apatrides de 1954). En cas de suspicion de risque d'apatridie, Clara oriente immédiatement les parents vers le service cantonal de l'état civil, le service de la SEM chargé des questions d'apatridie et les ONG spécialisées (par exemple, le HCR en Suisse). VÉRIFIER : Liste actualisée des États d'origine appliquant strictement le droit du sang patrilinéaire — sources : cartographie du HCR, rapports de l'ECRE, pratique de la SEM. Cette liste est susceptible de changer et doit être vérifiée au cas par cas.
Lien croisé : framework/fw_asylg_glossary.md (apatridie dans le contexte de l’asile) et procedure/pr_referrals_specialized.md (orientations vers des ONG).
Double nationalité
La Suisse autorise la double et la multiple nationalité. Un enfant qui acquiert la nationalité suisse et qui possède en même temps la nationalité d'un autre État conserve les deux.
Important : le pays d’origine peut refuser la double nationalité ou prévoir la perte de la nationalité d’origine lors de l’acquisition d’une autre nationalité. Cela concerne notamment certains États asiatiques et africains. Les parents qui souhaitent que leur enfant conserve la nationalité du pays d’origine doivent examiner séparément la législation sur la nationalité de ce pays ; la Suisse ne peut fournir d’informations à ce sujet.
École, assurance maladie et allocations familiales
Dès la naissance, des obligations et des droits en matière de droit des étrangers entrent en vigueur et concernent chaque famille, indépendamment de son statut de séjour :
Assurance maladie
La loi fédérale sur l’assurance maladie (LAMal, RS 832.10) prévoit une obligation d’assurance dès la naissance. L’annonce doit être faite dans les trois mois, mais elle prend effet rétroactivement à la date de naissance. Le choix de l’assureur est libre ; les primes pour les enfants varient selon les cantons. Lien interne : framework/fw_kvg_basics.md (à créer).
Allocations familiales
Les allocations familiales sont régies au niveau cantonal (loi fédérale sur les allocations familiales, FamZG, et lois cantonales d’exécution). En règle générale, elles sont versées pour chaque enfant dès la naissance, le montant exact et les conditions d’attribution variant selon le canton et la situation professionnelle des parents. L’annonce se fait généralement par l’intermédiaire de l’employeur ou de la caisse cantonale d’allocation familiale.
Obligation scolaire
L’obligation scolaire est réglementée au niveau cantonal et commence généralement à l’âge de quatre ans avec la première étape obligatoire (école enfantine ou cycle préscolaire). Elle est indépendante du statut de séjour de l’enfant – même les enfants sans statut régulier ont droit à l’instruction et sont soumis à l’obligation scolaire (jurisprudence du Tribunal fédéral concernant l’art. 19 de la Constitution fédérale).
Enfants de parents en procédure d’asile
La dérivation du permis, dans le cas des parents relevant de la procédure d’asile, suit le statut du parent titulaire du permis principal :
Statut du parent
Statut de l’enfant
N (demandeur d’asile)
N
F (admission provisoire)
F
S (personne bénéficiant de la protection subsidiaire)
S
refugee-B (réfugié reconnu avec autorisation B)
regroupement familial en vertu de l’art. 51 de la loi sur l’asile (LAsi), généralement sous le statut de refugee-B
Dans le cas de parents réfugiés, l’art. 51 de la LAsi (asile familial) constitue la disposition centrale : elle prévoit l’inclusion dans le statut de réfugié pour les membres les plus proches de la famille, sous certaines conditions spécifiques.
Lien interne : framework/fw_asylg_glossary.md pour un traitement plus approfondi. Les situations impliquant une procédure d’asile sont très sensibles ; Clara renvoie toute question relative à l’asile concernant la naissance vers des services de conseil juridique spécialisés (Schweizerische Flüchtlingshilfe SFH, services cantonaux de conseil en matière d’asile).
Naturalisation facilitée pour la 3e génération (LN, art. 24a)
Les enfants de parents étrangers, nés en Suisse et y ayant grandi, peuvent, sous certaines conditions, prétendre à une naturalisation facilitée de la 3e génération, conformément à l’art. 24a LN (en vigueur depuis le 15 février 2018).
Les conditions comprennent notamment :
la personne est née en Suisse ;
au moins un des grands-parents a fait la preuve d’une certaine durée de séjour en Suisse ;
au moins l’un des parents a également séjourné en Suisse pendant une période déterminée et y a suivi une formation ;
la personne a elle-même suivi au moins cinq années d’instruction obligatoire en Suisse ;
la personne ne doit pas avoir plus de 25 ans au moment du dépôt de la demande.
VÉRIFICATION : Les seuils exacts (durée du séjour des grands-parents, durée de l’obligation scolaire, limite d’âge) doivent être vérifiés au cas par cas en vertu de l’art. 24a de la loi sur la nationalité suisse (BüG) et de l’ordonnance sur la nationalité suisse (BüV, RS 141.01) ; ils ont été négociés dans le cadre du référendum du 12 février 2017 et ont ensuite été intégrés dans la BüG et la BüV.
Cette procédure ne fait pas partie de la situation de naissance elle-même, mais constitue une option ultérieure pour l’enfant. Clara renvoie à la page thématique du SEM sur la naturalisation et à l’autorité cantonale compétente en matière de naturalisation.
La co-parentalité et autres modèles familiaux
Familles recomposées
Lors de la naissance d’un enfant au sein d’une famille recomposée, le lien juridique entre les parents et l’enfant est l’élément déterminant, et non la cohabitation. Un beau-parent n’est pas reconnu comme parent au sens du droit civil, sauf en cas d’adoption.
Partenariat enregistré et parentalité homosexuelle
Depuis l’entrée en vigueur de la « loi sur le mariage pour tous » le 1er juillet 2022, les couples de même sexe peuvent se marier en Suisse et adopter des enfants ensemble. Lorsqu’un enfant naît au sein d’un mariage entre deux personnes de même sexe (par le biais d’un don de sperme en Suisse), la conjointe de la mère est inscrite légalement en tant que deuxième parent — art. 255a CC. Les conditions exactes et les dispositions transitoires doivent être clarifiées dans chaque cas spécifique auprès de l’office de l’état civil. VÉRIFIER : pratiques actuelles du SEM et mise en œuvre cantonale en 2024.
Maternité de substitution
La gestation pour autrui est interdite en Suisse (art. 119 de la Constitution fédérale, en relation avec la loi sur la procréation médicalement assistée, LProcré, RS 810.11). Les gestations pour autrui réalisées à l’étranger ne sont pas automatiquement reconnues en Suisse, et le lien de filiation est examiné par l’office de l’état civil suisse et, le cas échéant, par les tribunaux. Cette situation est très délicate, et Clara renvoie immédiatement la personne concernée à l’office de l’état civil et à un avocat/une avocate spécialisé(e).
Indications sur la procédure
L’annonce de naissance auprès du service de l’état civil est effectuée automatiquement par l’hôpital ; les parents doivent avoir à disposition leurs pièces d’identité et leurs documents d’état civil.
En cas de parents non mariés, la reconnaissance de la paternité doit être déclarée avant ou immédiatement après la naissance, afin d’éviter les complications liées à l’ordre de déclaration (voyage avec l’enfant, question de la nationalité, question du permis).
L’annonce d’arrivée du mineur auprès des autorités chargées des étrangers (demande de permis) doit être effectuée dans les 14 jours.
L’annonce d’affiliation à l’assurance maladie doit être effectuée dans les trois mois, mais elle prend effet rétroactivement à la date de naissance.
En cas de suspicion de risque d’apatridie, de paternité non établie ou de complications liées à une recomposition familiale, il convient de solliciter sans délai l’assistance d’un conseiller juridique.
Aperçu des pratiques cantonales (voir cantonal/ca_*.md)
Canton
Remarque
Zurich
Enregistrement combiné de l’état civil et de la migration ; demande de passeport auprès du service des passeports de la ville/du district
Berne
Pratique standard ; inscription à la maternelle gérée au niveau cantonal
Vaud
Inscription à l’obligation scolaire via la commune de résidence ; formulaires d’accompagnement multilingues en français/allemand/anglais/portugais/espagnol
Genève
Forte proportion de naissances internationales ; centres de conseil pour les situations multilingues
Bâle-Ville
Pratique standard ; service des passeports centralisé, courts trajets
Tessin
Procédures indépendantes en italien
Ce que le SIP ne couvre pas (limites de la couverture)
Aucune prévision individuelle du succès concernant l’octroi de la naturalisation ou d’un permis. Clara se contente de fournir des informations, elle ne fait pas de prévisions.
Aucun conseil concernant la stratégie relative à l’apatridie dans les cas individuels — renvoi vers le service de l’apatridie du SEM et vers l’UNHCR.
Pas de conseil stratégique en matière de paternité (par exemple, savoir si la reconnaissance doit être déclarée avant ou après la naissance, en tenant compte des conséquences). Ces décisions relèvent de l’office de l’état civil et d’un avocat.
Aucun conseil en matière d’optimisation de la naturalisation pour la naturalisation de la 3e génération — cette question nécessite un examen complet du dossier et un renvoi à l’autorité cantonale compétente en matière de naturalisation.
Aucune représentation auprès de l’office de l’état civil, de l’autorité des migrations ou du tribunal.
Aucun conseil juridique concernant la reconnaissance des adoptions ou des maternités de substitution étrangères — renvoi direct au service de l’état civil et à un avocat spécialisé.
Renvois
Service de l’état civil du lieu de résidence ou de naissance — enregistrement formel, reconnaissance de paternité, situations internationales.
Service cantonal de la population — demande de permis, respect de l’obligation d’annonce d’arrivée.
Page thématique du SEM sur la nationalité suisse — https://www.sem.admin.ch/sem/de/home/themen/buergerrecht.html.
Page thématique du SEM sur l’apatridie — en cas de risque d’apatridie pour l’enfant.
HCR Suisse et Liechtenstein — Consultation sur l’apatridie.
Schweizerische Flüchtlingshilfe (SFH) — dans le cadre d’une procédure d’asile.
Orientation préalable de l’avocat via SIP — droit de la famille, droit de la nationalité, droit international privé (voir procedure/pr_referrals_specialized.md).
Références croisées (internes)
framework/fw_aig_vzae_glossary.md — Définitions du regroupement familial, obligation d’annonce d’arrivée.
framework/fw_asylg_glossary.md — Constellations liées à la procédure d’asile et asile familial.
life-events/le_divorce_art50.md — Interaction avec un divorce ultérieur des parents.
life-events/le_haertefall_art30.md — Situations de rigueur concernant des parents sans papiers.
procedure/pr_deadlines_table.md — Aperçu des délais (14 jours OASA, 3 mois LKV, 3 jours pour l’annonce de naissance).
procedure/pr_referrals_specialized.md — Orientations des requérants vers des ONG et des avocats.
cantonal/ca_*.md — détails des procédures cantonales.
Ausländervorzug
Der Ausländervorzug ist ein in der Schweiz bestehendes Arbeitsmarktprinzip, das besagt, dass bei der Einstellung von Arbeitnehmern Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C vor ausländischen Arbeitnehmern bevorzugt werden müssen, wenn diese gleich qualifiziert sind.
Rechtsgrundlage
Die Rechtsgrundlage für den Ausländervorzug ist in Artikel 11 des Ausländer- und Integrationsgesetzes (AIG) bzw. der Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb) geregelt.
Anwendungsbereich
Der Ausländervorzug gilt für alle Arten von Arbeitsverhältnissen, einschliesslich Teilzeitarbeit und befristeten Arbeitsverträgen. Er findet Anwendung, wenn ein Arbeitgeber eine Stelle besetzen möchte und gleichzeitig einen Schweizer Bürger oder eine Person mit einer Niederlassungsbewilligung C und einen ausländischen Arbeitnehmer in Betracht zieht, die gleich qualifiziert sind.
Ausnahmen
Es gibt einige Ausnahmen vom Ausländervorzug. So dürfen beispielsweise hochqualifizierte Fachkräfte aus dem Ausland eingestellt werden, wenn keine geeigneten Schweizer Bürger oder Personen mit einer Niederlassungsbewilligung C zur Verfügung stehen. Auch bei der Besetzung von Schlüsselpositionen in Unternehmen dürfen ausländische Arbeitnehmer bevorzugt werden, wenn dies im Interesse des Unternehmens liegt.
Kontrolle
Die Einhaltung des Ausländervorzugs wird durch die kantonalen Arbeitsämter kontrolliert. Bei Verstössen können BuSsen verhängt werden.
Kritik
Der Ausländervorzug ist in der Schweiz umstritten. Befürworter argumentieren, dass er dazu beiträgt, die Arbeitsplätze der Schweizer Bevölkerung zu sichern. Kritiker bemängeln, dass er zu einer Diskriminierung ausländischer Arbeitnehmer führt und die internationale Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft beeinträchtigt.
Siehe auch
Arbeitsmarkt
Ausländer- und Integrationsgesetz (AIG)
Verordnung über die Arbeitsbedingungen (VArb)
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Dernière mise à jour : 18.05.2026 — Première ébauche par AI réalisée par FAMILY-EVENTS-SPECIALIST conformément aux ADR-014/015/018/020. En attente de vérification et d’approbation par l’avocat(e) responsable conformément à l’ADR-016, complétée par une expertise en matière de droit du statut personnel et de la nationalité. Les marquages VERIFY doivent être mis à jour en fonction de la version actuelle de Fedlex et des directives du SEM avant la publication.
03Vérifié: Niveau A · Info
BüG Art. 24a SR 141.0 (Erleichterte Einbürgerung 3. Generation)